‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 26 sur 260 · BONAV., c · texte numérisé non relu

BONAV., c

de renaissance chrétienne qui ait été imprimé à l'humanité ? Tels étaient pourtant les desseins de Dieu sur lui, et dès lors on comprend la persistance dé l'intervention directe du Très-Haut en sa faveur. Ne fallait-il pas l'entourer de prodiges si évidemment divins qu'on ne pût se méprendre sur le sens de sa mission, et si éclatants qu’on fût obligé d'écouter sa voix ? Aussi cette intervention est-elle incessante : elle s'ouvre sur son berceau, se déroule avec les événements, et l'enveloppe comme d’une atmosphère de surnaturel. Nous l'avons admirée dans les premières années de son enfance ; nous la retrouvons ici dans deux faits dont l’authenticité nous est garantie par saint Bonaventure et par les trois compagnons.

Un habitant d'Assise, homme simple et sans doute inspiré d’en haut, faisait au saint jeune homme une ovation dont on ne trouve pas d'exemple dans l’histoire. Toutes les fois qu'il rencontrait le fils de Pierre Bernardone dans les rues d'Assise, il étendait son manteau sous ses pas, en criant aux passants étonnés :

« Vous ne sauriez rendre trop d’honneurs à ce jeune homme : il s'illustrera entre tous ses compatriotes, et sera vénéré de tous les fidèles. » Quant à François, il écoutait ces paroles prophétiques, mais sans en comprendre le sens divin ni la portée (1). |

Vers la même époque et sous la même inspi-

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