‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 91 sur 260 · Ibid., p. III, c. xvui · texte numérisé non relu

Ibid., p. III, c. xvui

lendemain, en voyage comme au couvent, toujours et partout! Sans formalisme cependant, et jamais aux dépens des autres obligations. Car, ainsi qu'il le faisait observer, « la première règle à suivre, la plus excellente, c'est l'Evangile (1) » ; et dans l'Evangile une loi domine tout, la loi de la charité fraternelle. C’est le précepte du Maître ; c'est le ciment des congrégations religieuses. « Donc, avant tout, concluait le Législateur ombrien, que l'union la plus cordiale règne dans toutes nos maisons (2)! » Il comparait les semeurs de discordes au tigre acharné sur sa proie. La moindre détraction trouvait en lui un justicier inexorable. Pour une faute de ce genre, il prescrivit une enquête ; et sachant par expérience que l'impunité est une prime assurée au mal, il condamna le coupable à être dépouillé du saint habit (3) : peine disciplinaire qui n’a d’équivalent parmi nous que la dégradation militaire.

En revanche, toutes les joies innocentes étaient permises ; toutes les qualités de l’esprit et du cœur pouvaient s'épanouir à leur aise. Le Saint profitait de tout, même des récréations, pour remettre sous les yeux des novices l'idéal de leur vocation. I le faisait avec à-propos, sans affectation. C’est ainsi qu'il leur disait agréablement : « À la foi ardente de Frère Bernard de

1. « Cæteris institutis sanctum Evangelium anteponens. » (TH. DE CELANO, Vita secunda, p. LI, c. cxxxrx.)

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