‹ Saint François de SalesChapitre 13 sur 49 · I. Traité de V amour de Dieu, 1. X, chap. ni · texte numérisé non relu

I. Traité de V amour de Dieu, 1. X, chap. ni

du prochain requiert un traitté à part 1 . » Il n'a pas écrit ce traité, mais il l'a fait. C'est sa vie.

Et maintenant, puisque l'admirable spectacle d'amour pour les hommes offert par cette vie et par tant d'autres ne se rencontre que dans le christianisme, il y a deux conclusions à tirer de ce privilège, l'une dans l'ordre pratique et social, l'autre dans l'ordre de la vérité doctrinale et religieuse.

Premièrement les ennemis du christianisme, ceux qui veulent le chasser des institutions, des mœurs, des écoles, de la bienfaisance elle-même, enfin et surtout des âmes et des cœurs poursuivent une entreprise non seulement antisociale, mais absolument inhumaine; ils veulent que les hommes ne soient plus aimés.

Secondement, puisque, seul, le christianisme vivant dans l'Église catholique produit ces beaux effets, il y a donc en lui une force qui ne se trouve pas ailleurs. Cette force n'est pas humaine ; car, si elle l'était, les effets s'en rencontreraient partout où il y a des hommes; et si elle était le produit de la civilisation, ils se rencontreraient chez tous les peuples civilisés. Donc le christianisme est divin, puisque ses fruits ne sont pas de l'homme. Seul il donne par sa doctrine le vrai Dieu, le Dieu vivant. Seul il communique la grâce divine sans laquelle l'homme ne parvient par son propre efiort ni à aimer Dieu, ni à aimer les hommes comme il faut les aimer. Cela revient à dire que le christianisme est divin puisque seul il fait des saints.

I* Traité de V amour de Dieu, 1. X, chap. ni.

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