Id., pp. 95 et
i. Id., pp. 9â et 101.
5, id., p. 95.
canonicorum' » ; el il joue sur les sens diEFérenls du clalif et du génilif.
Son art dégénère souvent en artifice. Nous avons signalé un passag-e où îl parlait des mauvais exemples donnés par le clergé, avec une émotion sincère et coramunîcalive, avec la vraie éloquence du cœur^. Mais ce n'était là qu'un détail de ce siège symbolique de Bélhulie qui lient une large place dans ce discours, et où l'artifice aussi a sa bonne part, Veul-on voir comment il annonce ce développement et ce mouvement oratoires? « Ce n'est pas le fer, dit-il, ce n'est pas la poudre qui seni les brasiers de l'enfer, que je vous propose ; le camp que je porte en avant, ce n'est pas un camp formé d'hommes sans foi et sans piété. Que ce soit le camp de Dieu où, au lieu du son des trompettes, on entend ces paroles douces comme le miel : « Saint, saint, saint est le Seigneur, Dieu des armées ». Il n'y a rien là que de louable; c'est une grande image oratoire heureusement développée; mais il continue ainsi : « Hue, hue, animos intendite, comilitones optîmi, el quani Deo, EcclesiaCj Patriae, aris denique ac focis fidem debelis, quando se dat occasio, diligenler praestate, exhibele, porrigile'^ ». Et cet air de bravoure, cette péroraison de harangue mililaire, d'inspiration ancienne, est d'un art beaucoup moins louable. Ce jeune prévôt a l'esprit rempli des formes antiques, des redondances cicéroniennes, de l'éloquence des « contiones » de Tite Livc el de Tacite. Cela pouvait plaire à un auditoire cultivé de la fin du XVI' siècle ; notre goût s'en oflense comme d'une affectation.
Le discours que nous venons d'analyser nous a montré dans ce jeune homme de vingl-six ans un prêtre très