‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 54 sur 115 · T. vil, pp. 376 et · texte numérisé non relu

T. vil, pp. 376 et

Li. PREDICAtlON AUTUENTIQUB ET LE LATIN 71

vigne, que l'Eg-lise fait lire ce jour-là à la messe, il dit : « Ergo quantum unica hora, id cnim placet, comedere poterimus, comedemus », c'est-à-dire : Nous mangerons de ces raisins pendant une heure '. Peut-être même dépas- .sait-il l'heure. Dans sa fameuse lettre à André Frémyot, archevêque de Bourg'es, sur la prédication, il s'accuse d'être volontiers trop long : « Il est tousjours mieux que la praedicalion soit courte que longuPj en quoy j'ay failli jusques a présent : que je m'amende, Pourveu qu'elle dure demi heure, elle ne peut estre trop courte * a.

Nous avons à rechercher avec exactitude quelle place a tenue le latin dans cette abondante prédication, dans l'histoire de ces quatre mille sermons autographes.

Au début de sa carrière, durant son « noviciat », comme il dît ', ou encore son « enfance » ■* ecclésiastique, nous trouvons deux sermons rédigés en entier avec le plus grand soin, comme les sermons de Bourdaloue, comme beaucoup des sermons de Bossuet : un sermon pour la fêle de ta Pentecôte (G juin iSgS) ^, un sermon pour fa fêle de saint Pierre (29 juin i5g3)^ Mais, bien vite, il modifie et change sa méthode de préparation. Peut-être s'aperçoit-il qu'il y passe, c'est-à-dire qu'il y perd, trop de temps, qu'il faut parler plus familièrement, se donner, se livrer davantage à son auditoire; et, sans doute déjà, il se sent maître de sa parole, il sait ce qu'il veut dire et

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