‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 64 sur 115 · Id., p · texte numérisé non relu

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LA PaEDlCATION AUTHENTIQUE ET LE LATIN

' ; il ne les écrit pas pour plaire au public ; le souci liltéraire est absent de ces sermons ; ils se recommandent par autre chose.

Saint, François de Sales cessa donc très tôt d'écrire ses sermons en entier, mais II ne cessa jamais, sauf exception, d'en écrire quelque chose et même de les préparer très sérieusement. 11 fut « un orateur de premier élan, tout d'effusion' ))j c'est vrai; mais son improvisation, nourrie par une grande érudition, était encore soutenue par une méditation approfondie de son sujet. Ce qui nous reste de sa prédication authentique, et, en particulier, de ses sermons latins, le démontre amplement. Au dire de M. Slrowski, « la longue préparation préalable manquait » aux « sermons » de saint François de Sales*, et il dépeint ainsi le travail auquel dut se livrer, à son avis, presque toujours, avant de prêcher, cet infatig-able prédicateur: « Doit-il monter en chaire, Il a juste le loisir de songer à l'Evangile du jour, de noter quelques textes, de choisir au passage quelques idées ; après quoi le voilà prêt nécessairement * ». Depuis l'édition Mackey, ce jugement doit être réformé. La majeure partie du peu qui nous reste de cette immense prédication, de ces «trois ou quatre mille sermons » et plus, témoigne d'une préparation soigneuse, attentive, et parfois, sans doute, très longue. Les sermons latins qui composent le grand manuscrit in-folio détruisent, à eux seuls, cette idée d'une improvisation liàlive.

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