‹ Saint François de Sales, humaniste et écrivain latinChapitre 63 sur 115 · là · texte numérisé non relu

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brièveté précise qui ramasse l'idée en quelques mots: Sî, de temps en temps, il atteint à rélég:ance, c'est sans y prétendre et sans s'en douter. Il nous semble qu'il y a peu de cbose, même au point de vue de la lang^ue, à reprocher â cet exorde d'un sermon du temps de Pâques sur ce texte : Varh ad eum qui misil me, et nemo ex vobis interrogat me: quo vadîsi^ a -^gris ob morbum sine appetitu viventibus, sotemus etiam invilis cibum dare ; sic liodie Aposlolis maestitia affectisj et ideo non petentibus a Domine : Quo vadis ? ipsemel cibum ingerit, et iter suum, causasque ac utiiitates sui itineris, déclarât. Interdum interrogare nulumus, ne sciamus quod scire nobis triste est. Dicil ergo se ire ad Palrem ut Spiritum Sanctum mittat... Quae quomodo intelligi debeant codem aspirante Spiritu dicemus, sed anlea, ut in nobis superveniat, Bealam Virginera salutemus '. » Ce morceau semble écrit avec autant de soin que la harangue pour la prévôté, et il est plus naturel. Quelquefois, il oppose les mots, l'un à l'flulrej dans une phrase bien faite, comme au temps de celte harangue et de la correspondance avec Favre. Voyez comment, pour expliquer un mol de l'Évangile ; reddet tibi, il résume le débat entre Philippe et les Athéniens au sujet de l'île d'Halonèse : « Athenienses ab eo petebant ut illam redderet. Ille se daturura, non reddîlurum respondit; Athenienses vero se non accepturos, sed recepturos ^. > Il ne se défend même pas des jeux de mots, du genre de ceux que nous avons rencontrés çà et là au début de sa carrière. Au sujet de l'aveugle-né que guérit Jésus, il écrit : c Mendicum autem istum ideo sanatum a medïco, quia mendicos medicus diligit ^ u Mais cette élégance et cette recherche sont chose exceptionnelle dans ces sermons

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