CHAPITRE SIXIEME
l'art dans les sermons latins de saint FRANÇOIS DE SALES
SOMMAIRE . — CommcDt il cODfoit cl ordanne ses EPrmons fait par saini François de Sales, de préférence esl pour beaucoup dans !e désordre de ces eeri resque, la poésie des sermons latins. Excis : rsfGni dans les images et les symboles pris de la Bible, quité classique dans les sermons latins. La dïscré de saial François de Sales dans l'emploi de ces
r le choix de rbomèlîe
Il y a une grande différence enire un sermon de saïnl Fran<;ois de Sales et un sermon de Bossuet. Qu'on essaie de comparer les deux prédicateurs, là où ils se sont riînconlrés sur le même sujet; qu'on examine concurremment le fameux : Ûepositnm castodl du 19 mars i656'j ou le Sermon du mauvais riche du carême du Louvre de 1 662 ^, et le sermon sur saint Joseph, du 1 9 mars 1 G 1 2 *, ou le sermon : De dioite epulone, de dioitiis et divilibus^ du 23 février 1617*; et, du premier coup d'œil, on verra que la dislance est encore longue du sermon de saint François de Sales au sermon de Bossuet, s'il doit y avoir
, (Eu UT-et oratoires, éd. Lebarq, 1
« (évolution » et prog:P^s de l'un à Taulre. Ce qui frappe j loul d'abord, chez Bossuet, c'est la régularité, la nettelé, peiit-ôtre Irop ingénieuse el artificielle, de la composilion, et chez saint François de Sales, c'est la diversité, la mul- J liplicilé, la liberté et même la fantaisie la plus capricieust
Un prédicateur d'avent ou de carême peut arranger * suivant un plan les sermons de celte station et les relier entre eux par un lien logique, traiter un seul sujet très vaste, ou plusieurs sujets qui aient entre eux des rapports plus ou moins étroits, de manière à former un ensemble i imposant. Saint François de Salos l'a fait quelquefois, mais très rarement. Du carême de i6i5, prêché à Annecy, il nous reste un sermon sur l'atlrilion ', el un sermon sur 1 la confession générale et la salisfactiou^; « superest ut 1 aliquid dicamus de confessione generali », lisons-nous en f tête de ce second sermon ; l'orateur a donc traité de la 1 pénitence dans une suite de sermons. Du premier carême i de Grenoble en 1617, nous avons conservé trois sermons! sur le jugement dernier : De die j'udicu^; De judicio* separationis et discussionis * ; le troisième, sur la sentence ^j qui se font suite l'un à l'autre. Du second carême de Grenoble, il nous reste cinq sermons sur la chute de saint Pierre ''. Si l'on ajoute à ces discours le plan d'un sermon 1 sur la communion, de iGo4, prêché sans doute durant lai station de carême de Dijon, devant un groupe d'âmes ' choisies', on peut dire que le resle des quatre-vingt-douze pièces latines que nous avons conservées, à dater de i'épiscopat de saint François de Sales jusqu'à sa mort, seJ compose uniquement et exclusivement de sermons sarj
ti. Id... pp. 343-364.