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seulement un» valeur en soi, mais qu'il emprunte une grande part de son prix à celui qui l'ofFre. Pour le faire mieux comprendre, ne peut-on pas rappeler, familièrement et en souriant, je le veux, mais utilement et à propos, le vers de Virgile qui dit qu'il faut craindre les Grecs, même ■ quand ils font des présents, que leurs présents peuvent ! £'tre des embûches, qu'ag'issant en apparence comme des ■ amis, ils peuvent élre en effet des ennemis? Et c'est ce'| qu'il fait'.
Qui a plus vivement senti qu'Horace, et mieux exprimé ^ que luij cette vérité : que nous sommes tous égaux devant ] la loi impitoyable de la mort"? « Mors aeijuo puisât [pede] pauperum tabernas », L'orateur citera donc ce vers à ] propos de la veuve de Naïm, pleurant la mort de son fîls j unique^.
C'est sous la forme la plus brève, une satire très forte dej l'hypocrisie des mœurs, que ce vers de Juvénal : « Qui f Curios sinmiant et bacchanalia vivunt ». Saint François de '. Sales, ayant à dire que l'austérité sert parfois de masque ! à la corruption, a cru ne pouvoir mieux le dire que par les termes mêmes de JuvénaP.
C'est un mol profondément humain que celui-ci : «Incîpe, parve puer, risu cog-noscere matrem ». Or, saint François , de Sales parle de l'humaine misère, et dit que l'enfant, condamné aux pleurs dès sa naissance, ne commence à J rire et à reconnaître sa mère qu'après quarante jours; et j le vers de Virg:ile lui revient tout naturellement à l'esprit. I Il manquerait, ce semble, quelque chose à son développe- 1 ment, s'il ne le citait pas *.
Pour démontrer que la pensée de la mort est nécessaire^ I qu'il faut s'y préparer, qu'il faut tâcher de la voir avant] d'être vu par elle, on pourrait sans doute se passer de cel