‹ Saint François de Sales, modèle et guide du prêtre et du pasteurChapitre 29 sur 82 · SON AFFABILITÉ ET SA POLITESSE · texte numérisé non relu

SON AFFABILITÉ ET SA POLITESSE

quelque temps qu’on lui Ht perdre, quelque importunité qu’il en éprouvât. »

Pour la même raison, toutes les lettres qu’il écrivait à ses prêtres semblaient plutôt d’un égal ou d’un frère que d’un supérieur 1 * . Celles qui nous restent portent pour suscription : « Votre confrère très-affectionné. »

« Je n'ai jamais su, disait-il, faire comme plusieurs, qui, dès qu’ils sont élevés en dignité, se veulent faire honorer, et ne daignent plus, quand ils écrivent, mettre au bas de la lettre : Votre très-humble serviteur , à moins qu’ils ne s’adressent à des personnes bien au-dessus d eux. Pour moi, je ne fais guère de discernement, et je me souscris ainsi à tous, excepté quand j’écris à Pierre ou à François, mes laquais, parce qu’ils pourraient croire que je me moque d’eux, si j’employais cette tournure *. »

Les mauvais procédés dont il était quelquefois l’objet ne le faisaient pas renoncer à ses habitudes de déférence et de politesse. Le secrétaire d’un prince lui écrivit un jour d’une manière inconvenante et irrespectueuse; l’hurnble prélat opposa à ce manque d’égards une réponse pleine d’humilité et de courtoisie. Quelques-uns des siens lui ayant représenté qu’il eût valu mieux parler sur un autre ton à ce malappris : i< Non, repartit-il d’un air gracieux; c’est un gentil esprit : cela lui apprendra à mieux écrire désormais 5 . »

« 11 donnait un très-libre jgt très-facile accès à tous ceux qui désiraient lui partes II recommandait à ses domestiques d’être fort gracieux à l’égard de tout le inonde, et de ne jamais renvoyer personne, à moins

1 Esprit, liv. Y1I1, ch. y. — * Déposition. — 8 Yie, par le P. la

Rivière, liv. 1Y, ch. xvi.

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