‹ Saint François de Sales, modèle et guide du prêtre et du pasteurChapitre 30 sur 82 · SON AFFABILITÉ ET SA POLITESSE. JOJ · texte numérisé non relu

SON AFFABILITÉ ET SA POLITESSE. JOJ

qu’on ne le sût occupé de quelque affaire importante 1 . » Pour les étrangers et les malheureux, ils devaient être introduits en tout temps, et sans retard. « Un jour qu’il entrait dans la salle où se faisait l’examen des ordinands, il voit par la fenêtre un de ses domestiques renvoyer une pauvre femme qui voulait lui parler : aussitôt il descend, vient trouver l’infortunée, écoute les plaintes qu’elle avait à lui faire contre un gentilhomme qui la persécutait, et lui promet son assistance. Peu de jours après, les vexations avaient cessé, et cette personne était en paix *.

a II parlait à chacun avec un visage égal et gracieux, et il écoutait tout le monde paisiblement, patiemment, aussi longtemps qu’on voulait. Vous eussiez dit qu’il n’avait que cela à faire, tant il était tranquille et attentif. Et chacun s’en retournait si content et si satisfait, qu’en vérité on était bien aise d’avoir quelque nouvelle affaire à lui communiquer, afin de jouir de l’extrême douceur et suavité qu’il répandait dans le cœur de tous ceux qui lui parlaient. Grâce à cette affabilité, il inspirait une extrême confiance, surtout quand la communication avait pour objet les choses de l’âme.

Le langage du saint prélat était sérieux et plein de dignité, mais toutefois le plus humble, le plus doux, le plus naïf qu’on ait jamais vu ; car il était sans art, sans fard et sans contrainte. Jamais on ne lui entendait dire aucune parole mal à propos, qui pût tant soit peu mécontenter, ou qui ressentît la légèreté.

Les pauvres et les paysans même l’abordaient avec confiance; il se plaisait avec eux, les entendait raconter leurs petites affaires, et parlait même leur patois, afin de se rendre plus accessible et plus familier. De quelque con-

* Déposition de sainte Chantal. — a Déposition.

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