‹ Saint François de Xavier (volume 2)Chapitre 1 sur 144 · Saint François de Xavier · texte numérisé non relu

Saint François de Xavier

« Le P. Poussines est exact, pour le fond, dans ses traductions des Lettres de saint François de Xavier : l’on y trouve, à peu près, toutes les choses que François à dites, — et des choses qu'il n’a pas dites ne s’y trouvent guère; — mais le style est changé, et l’homme diminué et même défiguré... »

Après avoir ainsi parlé (t. [, p. xx), nous proposions au lecteur de se convaincre de ces faits, en étudiant, comme type, la dernière lettre du Saint, rapprochée de la traduction que le P. Poussines en a donnée. Ailleurs (pp. xLv:, XLvII), nous avons dit que M. Léon Pagès a fidélement traduit en français les textes latins du P. Poussines.

Plus d’un lecteur, dépourvu de livres, aimera trouver ici un texte qui lui permette de se faire une juste

vii] AVANT-PROPOS.

idée du style des deux traducteurs, et de le comparer au style de François.

Soit donc, comme exemple, la lettre ou le mémorial que François adresse au P. Gaspard Barzée, le 15 avril 1552; nous choisissons ces pages, parce que le sujet que François y traite est d'un intérêt plus général’. va

Notre traduction littérale du texte original portu-

gais est aux pages 290-295 du présent volume ; nous

diviserons celle de M. Léon Pagès, qui va suivre, en alinéas répondant aux alinéas de la nôtre et de l’original :

Dans vos relations avec le monde, et afin d’éviter tout sujet

de scandale, voici les préceptes que j'ai cru devoir vous donner et que je vous recommande instamment d'observer et d'imposer

comme un devoir à tous les membres de la Compagnie qui sont

placés sous votre autorité :

I. — Aucun des nôtres ne doit converser avec les personnes du sexe, quels que soient leur âge, leur rang et leur condition, si ce n’est dans un endroit public, comme est l’église. On ne

doit point les visiter dans leur demeure, excepté si elles sont en :

danger et dans la suprême nécessité d’une maladie d'apparence mortelle ; auquel cas elles ont besoin d’être préparées à faire une fin chrétienne, par le devoir de la confession de leurs péchés. IT. — Alors même, on ne les doit visiter qu’en présence de leurs maris ou de parents de leur sang, ou, s’il ne se trouve pas de parents auprès d’elles, que ce soit en présence de personnes respectables du voisinage; mais jamais sans témoins qui puissent, dans l’occasion, rendre témoignage de ce qu'ils ont vu.

1. Leltres de François Xavier, par M. Léon Pagès, t: II, pp. 314

Re — Le texte latin du P. Poussines est donné intégralement par le.

P. Menchaca, t. II, pp. 390-361.

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