‹ Saint François de Xavier (volume 2)Chapitre 2 sur 144 · AVANT-PROPOS. 1X · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. 1X

LIT. — S'il arrive donc qu'une femme qui n’a point de mari, et qui a perdu ses parents, doive être visitée chez elle, aucun membre de notre Compagnie n’y doit pénétrer qu'étant accompagné d’un homme respectable et réputé tel, soit parmi les parents et les connaissances de la femme, soit parmi les voisins et les habitants de la cité ou du village, afin de prévenir tout soupçon et de couper court aux propos du monde. Mais on ne doit même visiter les personnes du sexe, avec ces précautions, et accompagné de la sorte, que dans le cas, ainsi que je l’ai dit, d’une maladie très grave et d’un extrême danger; et toutes les fois qu’une femme, qui ne sera pas en danger de mort, paraîtra pouvoir, soit actuellement avec quelques efforts, soit après peu de temps, sortir de sa demeure, on devra toujours l’attendre à l’église!.

IV. — À cet égard encore, on devra s’observer, afin de ne point multiplier les visites, même auprès des personnes les plus malades, au delà des exigences d’une nécessité rigoureuse; et l’on sera généralement très sévère, l’on tranchera dans le vif, afin de supprimer ou de réduire pour nos confrères, autant qu’il sera possible, les occasions d’être en rapport avec les personnes du sexe; ces relations étant rarement profitables et bien souvent dangereuses, et l’incertaine espérance d’un fruit médiocre pour le service divin ne se trouvant que trop souvent hors de proportion avec les périls que courent l’innocence et la bonne renommée.

V. — Je ne voudrais pas même que nos Pères employassent trop de temps et de soins pour instruire et pour exhorter les mères de famille assidues à fréquenter nos églises, quelles que soient leurs dispositions apparentes pour le bien; et la raison de mon opinion est que la plupart des femmes sont inconstantes en leurs desseins et pleines de paroles dans leurs confé-

4. Nous avons eu le tort de laisser passer (p. 291, re ligne) une dis- traction du compositeur, qui à imprimé : village, au lieu de voisinage. Francois écrit : « … que seja bom homem, ou na vesinhança, ow na terra... » Le P. Barradas, qui nous a fourni le texte, déclare qu'il le tira du « propre original » du Saint.

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