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LA PARENTÉ DE FRANCOIS (1552-1622). 467 de Rosa..., je déclare ici le déshériter. Je nomme héritière Madalena, ma fille naturelle, qui aura huit ans accomplis, le Jour de saint Nicolas. Je prie que l’on célèbre mille messes pour le repos de mon âme.
Catalina de Cristo était la plus jeune sœur de Margarita de Elio, qui n’eut jamais que mépris pour le monde et vint, à l’âge de dix-sept ans, joindre Margarita au Carmel. Douées de qualités éminentes d'intelligence, de caractère et de cœur, les deux sœurs gouvernérent, tour à tour et à plusieurs reprises, le monastère : Margarita jusqu’en 1628; Catalina, de longues années après elle.
Ce qui ressort avec évidence du testament de Pedro de Jassu, c’est que, toute sa vie, 1l demeura fidèlement rattaché par les hens du cœur à ce Carmel, où il put, quand il le voulut, retrouver sa mère jusqu’en 1628, et puis, jusqu'au jour de la mort, une seconde mère. Au ciel, nous verrons comme se vérifia terriblement, dans l’âme généreuse de Margarita de Elio, tout ce que lui prophétisait son nom nouveau Marvarila des Plaies; mais nous y verrons peut-être aussi que, dans les desseins de Dieu, ces plaies étaient nécessaires pour que l’âme du fils ne fût pas éternellement séparée de l’âme de sa mère.
La fille naturelle de Pedro, Madalena, adoptée, elle aussi, par la charité des Carmélites, vivait encore chez elles, à titre de monja, en 1600. Alors déjà, Catalina de Cristo était au ciel; mais, comme Pedro lui-même l'avait espéré, toutes les Sœurs du couvent, pour lamour de Margarita et de Catalina de Elio,
voulurent se montrer généreuses mères de cette pauvre fille abandonnée. Il le fallait aussi pour l'amour de saint François de Xavier, de qui les gloires, depuis 1622, resplendissäient comme un soleil, au firmament de l’Église, unies à celles de Thérèse de Jésus!
L’exaltation de l'humilité de François parut coïncider, jour pour jour, avec l’abaissement des vaniteuses prétentions de son cousin Pedro et de la parenté de Pedro : pour le hisser jusqu’à un fauteuil des Cortès de Navarre, on faisait escabeau au pauvre adolescent d’un Saint, qui ne grandit qu’en foulant aux pieds les vanités du monde. L’escabeau se déroba, et avec Pedro tomba dans la poussière, diss parut dans la mort toute la généalogie des Jassu de Pampelune. |
Il demeure, rayonnant comme une étoile charmante au-dessus de ces ombres, le nom, la mémoire de Catalina de Elio-Esparza-Artieda : elle, trois fois noble et de qui les parents avaient droit d'occuper trois sièges aux Cortes, jJugea, à dix-sept ans, et plus jeune encore, que tout cela ne valait pas la robe de grosse laine des Carmélites déchaussées. Ce fut et ce sera toujours grand honneur pour les Jassu, qu’à l’heure de l’écroulement de leur maison de Pampelune, le dernier Jassu ait eu le droit d’écrire dans son testament : € Margarita de Elio fut ma mère; Catalina de Elio l’ést maintenant : à elle de disposer de l’héritage des Jassu. »
1. On sait que Thérèse de Jesus et François de Xavier furent canonisés, le même jour, 12 mars 1622.
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Ces biens de Pedro ne pouvaient évidemment pas venir aux mains d’une fille naturelle : c’étaient des biens de majorat. La fille de Francisco de Azpilcueta et de Ana de Jassu, Geronyma, avait épousé, en 1002, Antonio, l'héritier des Galdeano de Peralta : ils eurent un fils, Antonio, qui n’eut qu’à se présenter devant la Corte mayor pour être aussitôt mis en possession de tous les biens des Jassu de Pampelune : cet acte s’accomplit le 13 février 1639.
Les Galdéano sont encore là, héritiers du sang du Capitan Juan de Azpilcueta, le frère plus aimé de François, et héritiers des biens que Guillerma de Atondo laissa à Pedro de Jassu, son second fils : à leurs anciens titres s’est ajouté celui de comtes de Peñaflorida. Sous le toit de l'héritier actuel, à Saint- Sébastien, nous avons vu six gracieux enfants et entendu leur aîné, âgé de huit ans, exprimer le désir d’aller aux Indes continuer l’apostolat de saint Francois de Xavier : c’est dire quel autre héritage, plus précieux encore que celui du sang, on est jaloux de garder chez les Peñaflorida.
Plaise à Notre-Dame de Xavier susciter, dans la famille même de l’Apôtre des Indes, et au dehors, pour la gloire de Dieu, leur propre gloire et le salut des âmes, de nombreux et dignes héritiers de son
zèle apostolique!