XX AVANT-PROPOS
seulement à Gaspard Barzée, mais à d’autres, ou à Gaspard Barzée pour d’autres, autant que pour lui: dans le texte original, il n’y à pas un mot qui auto-
rise à penser que François parlât à d’autres ou pour d’autres que le seul Gaspard, bien que le fond des
exhortations fût évidemment utile ou nécessaire à tous. | Quant à « l'ampleur... trop abondante peut-être en paroles, » que M. Léon Pagès, en 1855, a donnée au langage du Saint, reproduit-elle « l’ampleur » que le P. Poussines avait, en 1666, donnée à ce même langage? Nous laissons à d’autres la décision : le texte français de M. Léon Pagès compte environ dix-huit mille lettres ; le texte latin du P. Poussines, quatorze mille environ; mais 1l est si difficile, le plus souvent,
d'emprisonner en une ligne française tout ce qu'une.
ligne de latin renferme !
Voici, pour servir de spécimen et fournir suffisante base d’un jugement, l'alinéa VII du P. Poussines
Quod si tibi aut nostrorum cuipiam talia tractantibus, mulier seorsum adiens, exponat magnis se urgeri desideriis Deo serviendi ; ad id impedimentum sibi esse ineluctabile contubernium viri, quippe lævi dissolutique ac morum incompositorum ; habere se legitimas abrumpendi ab eo convictus causas, quas etiam se posse judici probare speret, ut res sibi suas deinceps habere auctoritate publica liceat : hæc et id genus alia, quæ plurima ac speciosa contexere valent ac solent istæ, cavete vos moveant ad cogitationem divortii probandam. Om-
nino perseverate suadendo ut cum viris maneant : æstus illi.
religionis teneri cito in sexu instabili languescent : tunc et sua