XXX AVANT-PROPOS
Les érudits ne le leur refuseront pas, et, pour eux, la lecture des Monumenta Xaveriana est sans péril ; mais nous avons grand peur que nos frères, les vulgarisateurs, les biographes vulgaires ne tirent des Monumenta de très défectueuses nouvelles éditions des Lettres de saint François de Xavier : c’est afin de prévenir ce malheur, que nous dresserons 101 le catalogue des seules Lettres du Saint que ces biographes devront, croyons-nous, choisir dans les Wonumenta, pour en donner de fidèles traductions; celles-là seules, à notre avis, sont vraies lettres de François de Xavier ou fidèles reproductions d’un texte original du Saint :
Ne 1, 25 mars 1535, p. 201.
N° 2, 31 mars 1540, p, 207. Ici, et partout ailleurs. les traducteurs devront se souvenir que les copistes des autographes de François, et aussi les secrétaires à qui le Saint dictait nous mettraient en péril de croire (contre toute vérité et toute vraisemblance) que le Saint ignorait l’orthographe des mots latins les plus usuels. Ici, par exemple (page 208), il faut se garder de penser que François écrivit : fatlie ad faliem. Le copiste italien n’observa pas que le c du seizième siècle ressemble. fort au {; comme l’on peut s’en assurer, au fac-similé de la page 200, où un enfant non prévenu lirait Frantisto, au lieu de Francisco.
saint François de Xavier qui se publie en ce moment : nous sommes informé qu’un autre que lui a commencé et poursuit l’exécution de ce grand et bel ouvrage. $