‹ Saint François de Xavier (volume 2)Chapitre 16 sur 144 · XXV) | AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXV) | AVANT-PROPOS

et cent autres non moins précieux, les Monumenta Xaveriana , les ont déjà publiés dans les 926 pages d’un premier volume, ou les publieront dans le volume qui va suivre : rien, après cela, n’empêchera le savant, l'écrivain élu de Dieu, s’il s'établit à proximité des inépuisables archives et bibliothèques de Lisbonne, de donner enfin à l'Église et au monde l’his-

toire d’un des plus grands hommes et des plus grands

saints dont l'Église et le monde se puissent glorifier en Dieu, de qui procèdent toute vraie grandeur et toute sainteté ; et, en attendant qu’il plaise à Dieu de susciter l'historien, d’autres, à l’aide des seuls Monu-

menta Xaveriana, pourront, sans un trop pénible la-.

beur, procurer à la multitude des fidèles la joie de lire et de méditer les vraies lettres de saint François de Xavier, la joie de lire d’intéressantes Vies de cet aimable Saint. |

Mais ce sera à la condition d’être prémunis et de se prémunir contre un redoutable péril.

Dans l’avant-propos de notre premier volume, nous

avions dit : « Espérons que l'éditeur définitif des lettres de François épargnera à ses lecteurs le nuage des variantes. » (P. xxix.) Notre espérance ne s’est pas

réalisée. L'éditeur des Monumenta Xaveriana a cru mieux faire, et nous ne dirons pas qu’il n’ait mieux fait : il donne souvent, à propos d’une lettre, plu-.

sieurs textes, quand 1l les rencontre, sans préjudice

des variantes de détail, et il laisse, plus d’une fois, au

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lecteur le soin de juger de la valeur des textes ou des variantes : « Ut per se quisque de document: valore dijudicare possit.» (P. 749, note.)

Les Monumenta, il est vrai, ne sont pas faits pour des enfants; mais nous croyons que plus d’un lecteur, même d'âge mûr et d'intelligence cultivée, errerait fréquemment, s’il ne se souvenait d’un autre avis du Maître, savoir, que l’on compte sur son esprit critique et sur son travail personnel. |

Le lecteur des Monumenta Xaveriana devra donc, croyons-nous, bien considérer les points suivants :

1° Pour les lettres que le Saint adresse directement à Rome ou qui doivent être communiquées à ‘Rome, la meilleure source est généralement le fonds romain, tels que le décrivent le P. Louis Delplace, et, après lui, les Wonumenta.

2° Pour les lettres adressées à Lisbonne, la meilleure source, quand les autographes ne sont pas sous la main, c'est le Registre I de la bibliothèque de Ajuda (Cod. Ulyssip. apogr., t. T).

9° Quant aux lettres écrites à des Pères de l’Inde, la meilleure source, quand les autographes ne se rencontrent pas, c’est le Registre = de la Bibliothèque de Ajuda (Cod. Mac.). |

Tout le reste, même les registres de copies de lettres d'Evora, de Coïmbre ou d’ailleurs, est fonds d'ordre inférieur pour la plupart des textes. Ces registres peuvent aider, là où les autres font défaut

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ou sont obseurs; mais c’est toute l'autorité qui leur doit être attribuée, vu que la provenance des Registres I et = de Ajuda est manifestement meilleure.

4 Encore moins (sauf le cas de déficit de ces sources de premier ordre ou le cas d'évidente erreur de copiste dans les textes procédant de ces sources), fautil se préoccuper, s'occuper de sources plus médiates.

5° Encore moins des traductions, ou latines, ou italiennes, ou castillannes, ou portugaises de textes primitifs.

6° Encore moins des traductions de ces traductions,

comme sont la plupart des textes fournis par le Père

Cutillas et, croyons-nous, par le Codex de Villarejo. 7° Encore moins des textes composés de morceaux, .

d'extraits de lettres; que ces compositions se soient faites en Orient ou en Europe.

S1 le lecteur perd de vue ces lumières, les Monu-

menta Xaveriana lui seront, çà et là, un piège, et ily

recueillera, comme lettres du Saint, ou compléments de ces lettres, des textes sans valeur, où le Saint n’est quasi pour rien; mais l’erreur du lecteur lui sera imputable, car, çà et là, les éditeurs lavaient prévenu; comme, par exemple, au bas de la page 392, où ils lui disent et lui prouvent que le P. Torsellini reçut de Goa ou de Macao, non pas des lettres, mais des compendia de lettres; d’où 1l suit que Torsellini,

pour cette grande partie du fonds, nous donne dés! traductions de ces compendia, et que les traducteurs.

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de Torsellini nous éloignent, encore plus que lui, des vraies lettres de François. Ainsi encore, les éditeurs ne laissent-ils pas ignorer au lecteur que le P. Poussines traduit quelquefois oratoirement (p. 314, note); et, par là, ils donnent assez à entendre les déficits des traducteurs du P. Poussines.

Que les éditeurs des Monumenta redisent ces choses à tout propos, on ne saurait l’exiger d’eux : intelhgent, pauca. |

Il se trouve donc dans les Monumenta Xaveriana beaucoup d’apparentes lettres, qu’il faut se garder de traduire et où, le plus souvent, pour nous, lecteurs vulgaires, rien n’est à prendre, sauf les cas ci-dessus prévus.

Nous signalerons plus bas les textes de ce genre.

Le lecteur devra aussi considérer que les Editeurs des Monumenta comptent sur son travail personnel et son esprit critique, pour achever de préciser telle et telle dates, dont ils laissent la détermination plus ou moins indécise.

Les Éditeurs des Monumenta Xaveriana veulent, en un mot, être secondés dans leur immense travail par l’active considération du lecteur; et certes, ils amassent pour lui et ils lui livrent assez dé trésors, pour être en droit d’exiger de lui, çà et là, ce con- Cours.

4. Dans l’avant-propos du premier volume, nous avons attribué ‘au R, P. Rodeles, directeur des Monumenta, l'édition des Lettres de

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