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maChronic IV p.551:
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cellente âme. Il arriva ici avec le vif désir de s’ins-
truire; mais les fatigues d’une longue navigation avaiént ébranlé sa santé. On lui fit id qu'il devait d’abord la rétablir, afin de mieux étudier quand il aurait les forces voulues. Dés qu'il entra en convalescence, on lui exposa doctrinalement lOraison dominicale : telle fut la satisfaction de son intelligence, la consolation de son cœur, qu'il disait : «Je ne veux plus rien apprendre : tout est là : réciter le Pater noster et obéir aux supérieurs, POUR acCOres plir la volonté de Dieu’. »
Comme 1l avait édifié les Pères de Lisbonne, Bernard édifia ses frères de Coïmbre, durant les quelques mois qu'il vécut auprès d’eux, c’est-à-dire, jus= qu’au 17 Juillet de la même année 1554, date de son départ pour Rome. Peu après, le P. François Enriquez écrivait, de Coïmbre, à saint Ignace :
« Le Frère Bernard est parti d'ici, avec un autre
Frère, pour aller joindre, à Barcelone, le P. Nadal, et, de là, en sa compagnie, se rendre auprès de Votre Paternité. [Il faisait beau voir sa Joie, au départ, dans l’espérance qu'il a de grandir, à Rome,
en toute vertu. Il nous laisse bien édifies. Nous
l'avons vu s'acquitter parfaitement de l'office de Ré=.
fectorier, et faire de même tout ce qu’on lui commandait. La première fois qu'il vit les Frères s’accuser de leurs fautes, au réfectoire, :1l lui sembla que c'était là une chose pénible et difficile; mais, quand on lui eut exposé les raisons et les avantages de cet
1, Litter. Quadrim., UT, p. 678.
exercice, 1} s’accusa ainsi, à deux reprises, et il Le fit
spontanément, croyant que les autres se morüfiaient
de cette facon, sans avis du Supérieur. C’est une âme docrle, fort intelligente et très ouverte à l’action de Dieu !. »
À Salamanque, la maladie arrêta Bernard. De là, le 3r août 1994, on écrivit à saint Ignace :
« Ici, notre Frère Bernard, le Japonais, a beaucoup souffert de fièvre et d’une affection de foie; mais les ardeurs de sa charité le rendaient admirablement supérieur à ses souffrances : sa douce piété, sa simplicité, les belles paroles que lui inspirait la médilation de nos saints Mystères, tout chez lui nous a ravis. Pour moi,je ne me lasse pas de remercier Dieu d’avoir convert cet idolâtre et de lavoir fait venir 1c1, quasi de mes antipodes, pour confon-
dre ma lâcheté, et éveiller en mon âme le désir
d'entrer résolûment et de marcher toujours mieux dans le chemin de la vertu *?. »
La maladie ressaisit Bernard à Ségovie, où lin-
signe bienfaiteur de Ia Compagnie de Jésus, Don
Luis de Mendoza, s’estima heureux d'accueillir ce vrai disciple de François de Xavier”.
- Débarqué à Naples, aux fêtes de Noël, Bernard, à
ce même tütre de « digne disciple de François de
Xavier », fut pieusement reçu, entouré, interrogé,