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écouté, et par ses frères et par ceux dehors : « Tous, dit Polanco, s’édifièrent grandement de sa prudence,
de sa modestie, de l’excellent esprit que manifes- …
{aient ses paroles !, »
Bernard était déjà à Rome, au commencement du
mois de mars 1955. Le P. Pedro de Ribadeneira nous dira comment v fut apprécié ce fruit premier
ou cette première fleur d’une terre qui devait don-.
ner à l'Eglise tant de fleurs et tant de fruits : « J’eus, à Rome, d’intimes relations avec le Frère Bernard ; tout le temps qu’il y demeura, je fus son
confesseur. Pour tout dire, en un mot, Pexemple de …
ses vertus allumait en moi le feu de la dévotion; je croyais voir en lui un vrai portrait des chrétiens de la primitive Église, À |
« S’entretenant avec moi, au sujet du Pére Francois Xavier, il me disait, entre autres choses : « L’es- « pace de sept mois, j'ai dormi dans la chambre où
€ 1l couchait. Son sommeil était fort court, et je l’en-.
« tendais fréquemment gémir, tandis qu'il dormait,
« et invoquer le très saint Nom de Jésus; et quand
«je lui demandais : Pourquoi gémissez-vous ainsi? € Il me répondait : « Je ne sais pas; je ne m'en (€ aperçois pas. » :
« J’assistai souvent à ses disputes avec les Bonzes, qui lui proposaient des difficultés nombreuses et très variées. Or, le Père François leur répondait de telle sorte, qu'avec une seule réponse, il donnait sausfaction à tous et les laissait sans difficulté, comme &i
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à chacun d’eux séparément il avait donné réponse.
« J'ai vu, de mes yeux, le Père François délivrer bien des malades de leurs infirmités. Il faisait sur eux le signe de [a Croix, ou les aspergeait d’eau bénite et ils étaient subitement guéris; aussi les Japonais voyaient-1ls en lui plus qu’un homme : ils le tenaient pour envoyé du ciel!. »
Le Frère Bernard partit de Rome, pour retourner en Portugal, le 23 octobre 1555; avec lui voyageaient
douze scholastiques, tous sous la conduite du Père
Louis Goncalvez de Camara. Ils s’attardèrent à Gê- | Ç
nes, et n’arrivèrent à Lisbonne que vers le mois de février 1096. Bernard n’y arrivait que pour aller mourir, peu après, à Coïmbre. Le P. Gonçalvez de
Camara résume en deux mots l’histoire de ses der-
niers Jours : « J’amenai Bernard avec moi, quand je revins de Rome en Portugal; 1l est mort au Collève de Coïmbre, et l’on s’est édifié de sa mort, comme l’on s'était édifié de sa vie? »
A quel âge, en quelle année, quel jour mourut Bernard? — Personne ne nous l’apprend; de quoi s'étonne et s’attriste le si exact Annaliste de la pro-
vince de Portugal, le P. Antonio Franco : Liber obi-
tuum Collequ, quem volulavt, nec diem, nec men-
sem, nec mortis r'efert annum : lanta fuit antiquo-
rum in hoc punclo non excusanda negligentia.
Ainsi parle le Père Franco”. Pour lui, 1l ajoute deux