‹ Saint François XavierChapitre 105 sur 820 · SousA, Oriente, t. I, p · texte numérisé non relu

SousA, Oriente, t. I, p

2. Jean Mocquet, Voyages, p. 179; — Pykard, P. I, ch. 1, — Bartoli, Asia, 1. I, n. 19; — Deshaines, Vie de Nie. Trigault, Paris, 1864, p. 29 (Lettre du 2k déc. 1604).

plus pénible ^ Xavier redoubla de dévouement. La fièvre ne fut pas plus capable de l'arrêter que le mal de mer. Il resta debout, soutenu par son amour de Dieu. Ses deux compagnons, Paul de Gamérino surtout, l'imitaient de leur mieux. Ils allaient de l'un à l'autre, les faisaient manger et boire, leur portaient la nourriture à la bouche, entretenaient auprès d'eux une propreté relative-. Un médecin remarqua, au procès de canonisation, comme chose extraordinaire que, de tant de malades, il n'en succomba qu'une quarantaine^.

Enfin, le « pot au noir » passa. Partie avec trois semaines de retard, retardée encore par un grand mois de calmes, la flotte put enfin poursuivre sa route. Nous n'avons aucun détail sur les mois qui suivent. Les capitaines s'en tinrent sans doute à l'itinéraire traditionnel, suivant d'assez près la côte africaine, franchissant la ligne par 19 à 20 degrés de longitude, puis descendant assez bas au-dessous du cap pour éviter les tempêtes légendaires du grand tournant africain. Aux chaleurs excessives de l'Equateur succédait un froid relatif, très supportable pour les gens du Nord, mais qui glaçait le Portugais^. En prévision du changement, Xavier avait dû emporter une soutane de gros drap. Est-ce pousser trop loin la conjecture, de supposer qu'elle fut plus souvent sur le dos des malades que sur le sien?

Aux œuvres de miséricorde corporelle, Xavier avait, dès le premier jour, ajouté celles de l'apostolat. Nous avons ici peu de détails. Nous savons seulement qu'il se fit un auditoire d'enfants, de soldats, d'esclaves''. Ses exemples ne furent pas perdus. A sa suite, les missionnaires de la Compagnie s'ingénièrent à transformer en mission presque ininterrompue les longs loisirs des traversées. Catéchismes, soin des malades, processions, neuvaines, sermons, communions générales. Ils organisaient même des congrégations pour le temps du voyage *>. Au milieu de tous ces travaux, au-dessus de toutes

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