‹ Saint François XavierChapitre 194 sur 820 · Process. 1616, n. 85, Cf. Gros, II, p · texte numérisé non relu

Process. 1616, n. 85, Cf. Gros, II, p

tout. Notre saint dut avoir plus d'une fois l'occasion d'intervenir encesaccidents. Un témoin de Manar, en 1616,GiraltdeMiranda, prêtre indigène, disait: « Mon père, Antoine de Miranda, étant enfant, servait au Père François de compagnon dans ses catéchismes. Un jour, à Talle (Taley, près de Manapar), un autre serviteur du Père, tout à coup, tomba à terre mourant, la bouche écumante, et rendit l'âme. Il avait été mordu par un serpent. Aussitôt le Père lève les yeux au ciel, se met à genoux et prie. D'un peu de salive il mouille le pied de l'enfant, qui se lève sain comme auparavant ^ »

Le témoin Thomas Paninguem, maîtred'escrime, disaitencore : « J'ai connu Antoine de Miranda, qui fut serviteur du Père Maître François et lui aidait à dire la messe. 11 me racontaitqu'allant de nuit pour certaine affaire à Gombuturé, il fut mordu par un serpent venimeux. Aussitôt après, comme paralysé, il tomba et demeura là sans parole. On le trouva ainsi étendu et privé de sentiment. Averti, le Père Maître François ordonna qu'on lui portât Antoine; et, quand il fut là, sans parole ni sentiment, le Père pria avec tous les assistants. La prière finie, il mit avec son doigt un peu de salive sur le pied d'Antoine, à l'endroit mordu, et, au même instant, Antoine reprit ses sens, la mémoire, la parole et il se trouva guéri. Depuis, j'appris les détails de ce même fait de la bouche de plusieurs témoins oculaires 2. »

Il y a trente ans, raconte un témoin de Manar, j'entendis un nommé Augustin de Payva, qui avait été serviteur de Maître François, parler ainsi : « A Pandacal, localité de la Pêcherie, je dormais, et un autre enfant avec moi, dans une paillotte. Un serpent très venimeux appelé c<2/>e/ (le cobra) mordit mon camarade qui mourut. Je ne m'en aperçus que le matin en me réveillant; car, appelant mon compagnon, comme il ne me répondait pas, j'allai à luietle trouvai mort. Tandis que je me lamentais, je vis le serpent qui s'enfuyait. Je courus trouver le Père et lui annonçai le malheur. Lui, souriant, me dit : « Augustin, ce n'est

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