‹ Saint François XavierChapitre 195 sur 820 · Ibid., n. 95. Cf. Gros, II, p · texte numérisé non relu

Ibid., n. 95. Cf. Gros, II, p

2. Je cite la version du Père Gros, t II, p. 392. Gelle de la traduction latine de» procès, que j'ai sous les yeux, est légèrement différente. Il se peut que, dans le souvenir des témoins, divers épisodes aient été confondus (Process. IGIG, n. 68; cf. 89 et ^0). Le prêtre André Vaz, indigène, dit tenir le fait des parents du miraculé (n. 89).

CHEZ LES PÉCHEURS DE PERLES 225s

rien » ; et, allant au mort, il le prit par la main et l'enfant se leva ; en pleine santé comme s'il ne lui fût rien arrivé*. »

Tous ces faits, qui ont eu la Pêcherie pour théâtre, n'ont sans cloute pas eu lieu dans le même temps, durant le premier séjour, de François chez les Paravers. Mais plusieurs sont certainement de cette époque. Aussi quand, dans les derniers jours de 1543, .. il jugea utile au bien de sa mission de retourner un instant à, Goa, il s'y trouva précédé par sa réputation de thaumaturge. On contait de lui des choses merveilleuses, non sans les exagérer; si bien, remarque le Père Valignano, qu'on ne savait plus, à quoi s'en tenir^. Plusieurs voulurent se renseigner auprès du saint lui-même. Cosme Anes, son ami, disait en 1557, au procès de Goa :

« Des gens revenant du Gomorin avaient rapporté au Père , Maître Diogo (de Borba) qu'un jour une foule s'en allait ensevelir un enfant bien connu, de famille noble. Pleurant et criant, elle s'arrêta devant ledit Père François, qui prit l'enfant par la main, et le fit lever vivant. Ledit Maître Diogo me le rapporta,: affirmant qu'on lui avait donné la chose pour certaine. Il me proposa d'aller trouver ensemble le Père François et de lui de- . mander ce qui en était. Je répondis que je n'oserais pas poser telle question; à lui de le faire. Ce fut chose réglée. A quelques jours de là, ledit Maître Diogo me raconta ceci : « J'ai; interrogé Maître François sur cet enfant ressuscité, lui disant: « Père Maître François, pour la gloire et louange de Dieu, di- « tes-moi ce qui s'est passé à propos de cet enfant que vous avez. « ressuscité au cap Gomorin. » Il rougit, m'embrassa en riant et me dit : « Bone Deiis ! Père Maître Diogo, moi, ressusciter un « mort? Moi pécheur ?Ges hommesapportaientcet enfant, mais il « venait vivant. Je lui ai parlé, je lui ai dit de se lever au nom « de Dieu, et il s'est levé. Et ce peuple de s'étonner! » Ledit Maître Diogo me déclara : « N'en doutez point. Le Père Maître « François, par la grâce de Dieu, a ressuscité cet enfant qui était « bien mort. » ...Pour moi, conclut Gosme Anes, je tiens pourin-contestable ce que m'a raconté Maître Diogo, aussi incontes-

1. Gros, II, p. 392. Au lieu de Pandacal, c'est peut-être Punicale qu'il faut lire.

Page 1