Ibid., n
■1. Chronicon, 1. 1, p. 545.
'i. Process. 1556, Cochin, n. 10.
r,. Ckos, t. I,p. 313.
pendant augmentait par l'afflux continuel des néophytes. Le travail devenait écrasant. Le gouverneur pourtant avait promis au missionnaire qu'aussitôt arrivés à Goa, Paul de Camérino et Mansilhas lui seraient envoyés *. Les mois passaient et les deux Pères ne paraissaient pas.
Lui cependant, pour assurer la persévérance immédiate de ses chrétiens et ne pas retomber dans l'erreur de ses prédécesseurs, avait ébauché une première organisation religieuse : « Partout, dit-il, je laisse en partant quelqu'un qui poursuive l'œuvre commencée (un canacapole^ catéchiste et surveillant). Dans tous les villages, je dépose une copie des prières. A ceux qui savent écrire, j'enjoins d'en multiplier les exemplaires, de les apprendre par cœur, de les réciter tous les jours. Je règle que, le dimanche, tous se réuniront pour les réciter, et je charge quelqu'un d'y veiller-. »
C'était quelque chose, mais il fallait mieux, il fallait des prêtres. Use décida donc à laisser quelques mois ses néophytes à la garde de Dieu. Suivi de quelques jeunes Paravers qu'il destinait au sacerdoce, il partit, et, en décembre 1543, il était à Goa 3.
Dans quel état trouva-t-il la cité ? Elle sortait d'une série de jours mauvais. Une épidémie, le choléra peut-être, avait décimé la population. L'on avait eu douze, quinze et vingt décès par jour. Les cloches de la cathédrale, l'unique paroisse, ne cessaient de sonner le glas, et le gouverneur avait fini par interdire les sonneries qui terrifiaient les habitants. Pour faciliter