‹ Saint François XavierChapitre 213 sur 820 · Op. cit., t. II, p · texte numérisé non relu

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eut enfin la joie d'écrire : « Soyez bons pour eux. Je suis heureux de voir qu'ils ne boivent plus d'arack, ne font plus de pagodes*, et, le dimanche, vont à la prière. Si, au temps où ils ont été baptisés, on les avait instruits comme vous le faites maintenant, ils seraient bien meilleurs qu'ils ne sont^. » L'ivrognerie disparut : on n'entend plus parler de ce vice dans les lettres des missionnaires^.

Ces progrès, il fallait les acheter cher. Le Santo Padre suivait de très près ses néophytes. Ses lettres ne nous disent pas la millième partie de ce qu'il faisait et faisait faire. Mais, au peu qu'il raconte, nous devinons le reste. Il voulait être informé de tout.

« On a promis de faire une église à Combuturé et Manuel de Lima a promis cent faneons. L'église est-elle bâtie^? Dans telle ciirétienté, les enfants sont-ils instruits? J'ai payé les maîtres» je voudrais savoir ce qu'ils font, moi absent. Ecrivez-moi longuement là-dessus^. »

Une autre fois, il s'occupe d'un mot à changer dans les formules de prières : « Dans le Credo^ là où ils disent engubenum^ au lieu de venum, mettez vicJiuam ; venu veut dire « je veux », et vichuam « je crois ». 11 faut dire « je crois en Dieu » et non « je veux Dieu ». Ne dites pas vao pinale; cela signifie « par force » ; le Christ souffrit volontairement et non par force*^. »

Le même jour, c'est une réunion à faire au retour de la pèche.

1. Le mot pagode était souvent employé jadis au sens d'idole,

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