‹ Saint François XavierChapitre 252 sur 820 · Gros, p · texte numérisé non relu

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2. Dans une lettre du 27 janvier 1545 [Mon, Xav.,^. 369), un an après les événements, il en raconte quelque chose aux Pères de Rome, et dit avoir vu le prince héritier fugitif. Gette entrevue dut avoir lieu à Goa vers la fin de l'année 1544, ou en janvier 1545.

3. Tennent, Chrisiianity in Ceylon, p. 13 ; — Andrada, Cronica, p. 122, 123; — Gros, I, p. 285.

Pendant quelque temps, les relations paraissent avoir été pacifiques entre les Portugais et le roi. On le voit en bons termes avec le capitan de Négapatam'. Mais que pouvait bien cacher cette tranquillité de surface ?

Un mouvement vers le christianisme se manifesta en ce tempslà chez certaines populations du littoral. Des Franciscains avaient du paraître dans la région. Surtout les relations étaient fréquentes d'un côté à l'autre du golfe de Manar. Le nord de Ceylan était peuplé de Tamouls. Les pêcheurs cinghalais ne pouvaient ignorer ce qui se passait chez leurs frères les Paravers, les œuvres du Santo Padre^ ses prédications, ses miracles. Ils savaient qu'il y avait avantage à se mettre sous la protection des Portugais. Dans le courant du mois d'août^, ils écrivirent au saint : eux aussi voulaient être chrétiens.

On était en pleine invasion badage; Xavier ne pouvait ni s'éloigner, ni distraire aucun de ses auxiliaires. Mais à la première éclaircie, il se souvint des Manariens. Mansilhas reçut l'ordre de monter vers le nord, d'aller baptiser des pécheurs aux environs de Ramnad et de passer jusqu'à l'île. Le Père comptait que le capitan de Négapatam userait de son influence sur le rajah de Jafna pour protéger les chrétiens^. Hélas ! il ne connaissait ni le rajah ni le capitan. La reprise des hostilités empêcha sans doute Mansilhas de remplir ce programme; mais, deux ou trois mois après, au moment où le saint se dirigeait vers le Travancore, un prêtre indigène se rendait chez 4es insulaires^.

La conversion fut facile : « A ses envoyés, dit le Père de Sousa, François avait coutume de communiquer quelque chose de son esprit, ainsi que nous l'avons vu chez les enfants de la Pêcherie. Ce prêtre se porta donc à ce ministère avec tant de zèle et de ferveur qu'en peu de temps il instruisit et baptisa une grande partie des habitants^. » Mais il était facile de prévoir

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