Sel. Ind. Ep., p
pas un des Pères n'était à la hauteur de la missions » La question resta quelque temps controversée. Le saint étendit peu à peu son expérience. Il continua à ne pas se montrer difficile pour la science de ses missionnaires, à la Pêcherie et aux Moluques. Mais il constatera que, dans les stations portugaises, le peuple avait besoin de bons prédicateurs et le clergé de bons théologiens. Au Japon, il faudra des savants, des « maîtres es arts ». D'autres écrivent à Rome dans le même sens. L'apostolat auprès des Indiens apparaîtra plus difficile, et, les polémiques avec les brahmes ayant commencé, il faudra, même au Travancore et à la Pêcherie, des savants. <( Les uns, écrit-on, disent qu'il n'y a pas de Dieu ; d'autres qu'il y en a des multitudes, d'autres qu'il y en a de bons et de mauvais. Ils adorent les bons pour en recevoir des bienfaits, et les mauvais pour être épargnés. D'autres tiennent que l'âme des hommes, des bêtes, des plantes, est de même nature; que l'homme meurt pour renaître, etc.. D'où il suit qu'à chaque instant on est amené à des controverses. Donc, même aux Indes, il est bon d'avoir des missionnaires instruits^. » Cet appel, fort raisonnable, sera entendu. Le moment viendra où, pour ce qui est des talents, les missions et collèges des Indes n'auront rien à envier à ceux d'Europe.