‹ Saint François XavierChapitre 358 sur 820 · Mon. Xai'., p · texte numérisé non relu

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Ces dernières dispositions prises, Xavier pouvait s'éloigner avec confiance. Son œuvre, lui absent, ne périrait pas. Ajoutons que, en prévision d'un avenir plus éloigné, il emmenait avec lui une vingtaine de jeunes Moluquois à destination du séminaire de Goa ' . Il ne pouvait pas ne pas voir que son passage à Ternate avait été fructueux : « Grâces à Dieu, disait-il, un grand bien s'est opéré chez les Portugais, chez leurs femmes et leurs enfants, et chez les indigènes^. » Le témoignage est modeste. Valignano l'accentue et le précise. De tant de pécheurs avérés qu'il y avait trouvés neuf mois auparavant, deux seulement s'obstinèrent à vivre dans le désordre. Rien n'y fit, ni les prières ni les menaces. Xavier ne les abandonna pas cependant. Plus tard, écrivant à un ami de Ternate, il lui recommandait ces deux chers prodigues : « Dites-leur bien que, rien que pour les gagnera Jésus-Christ, je ferais le voyage des Moluques et que je ne cesse de prier pour eux^. »

Le saint partit un peu après la fête de Pâques, qui, cette annéelà, 1547, tombait le 10 avril. Lui disparu, pendant plusieurs jours, on ne parla dans Maluco que du Santo Padre que l'on ne devait plus revoir. « Toutes les fois, raconte Valignano, que l'occasion se présentait de prononcer son nom, hommes et femmes en pleuraient, si doux était le souvenir qu'il laissait derrière lui"*. »

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