Process. 1550, Cochin, a
et louant Dieu, baisant la main du Père pour se faire bénir. Et la coutume ena passé aux enfants d'aujourd'hui. Petits chrétiens, païens ou Mores, quand ils viennent demander le Père Balthazar Diaz, demandent le Padre Santo : quand je vais par l'église ou par les rues, ils accourent, baisent la main, et demandent la bénédiction'. »
A cette popularité, il y avait une autre raison, les miracles presque continuels.
Rappels à la vie et à la santé. Quand se firent les enquêtes de 1616, il y avait deux années seulement que Maria Toscana n'était plus. Or, de son vivant, il était de notoriété publique à Malacca que, âgée de quatre ans, tenue pour morte, on allait l'ensevelir. Sa mère courut diU. Santo Padre. Le Père vint, s'agenouilla devant le petit corps déjà enveloppé du linceul, pria, et l'enfant se releva pleine de vie 2.
« Il y avait à Malacca, racontait Diogo Pereira en 1556, un enfant de trois ans épileptique. On eût dit un vrai démon. Quand ses crises le prenaient, il faisait des gestes horribles, poussait des cris épouvantables ; on se demandait avec effroi si tout cela était naturel. 11 tombait ainsi plusieurs fois le jour. Ce que voyant, j'allai chercher le Père; il vint aussitôt, récita le début des quatre Evangiles sur le malade, lui mit la main sur la tète, lui pendit au cou son reliquaire. Et, à partir de ce moment, l'enfant fut guéri. Huit ans ont passé depuis, les crises ne sont pas revenues 3. » ^
Esprit de prophétie. « Un docteur en théologie qui avait passé plusieurs années dans les Indes et recueilli sur le saint de nombreux souvenirs, déclarait : « La lumière surnaturelle par laquelle, ici-bas, un homme peut voir ce qui reste caché à d'autres, par essence n'est pas permanente comme la lumière de gloire. Elle vient et passe comme les sensations passagères dont parle la philosophie. Chez le Père François, on croirait presque à un attribut persistant. On eut dit qu'il lui était