‹ Saint François XavierChapitre 365 sur 820 · Mon. Xav .^ p. 'i:5I · texte numérisé non relu

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■-. Ua épisode de ces catécliismes a été conservé. Le Père Paul Gomez racontait que, encore enfant, il avait suivi les instructions du Père François. Le missionnaire l'avait même distingué entre les autres et c'était lui qui, ordinairement, devait, à haute voix, dans l'cgliso, dire le signe de la croix et les prières. Or, un jour, l'assemblée devait se tenir dans la grande église. Le concours allait être considérable. Paul eut peur; il alla se cacher dans le bassin des fonis baptismaux. Personne n'avait pu le voir. L'heure venue, François l'appela ; Paul ne Ijougea pas. Alors le Père alla droit aux fonts, en retira l'enfant et lui dit : « Paul, veno^ réciter la doctrine. » — Le fait est raconté au procès par un Père qui lo tenait de Paul 'îomoz lui-même. — Process. lCd6, n. 25. Cf. Gkos, If, p. 400.

ses genoux fléchissaient, il s'accoudait sur les marches et c'est là que les premières lueurs du jour le retrouvaient, toujours priant ou vaincu par le sommeil. « Parlois, racontaient encore ses amis de Malacca, tandis que Ton causait avec lui, il se levait sans bruit et s'éloignait. On le cherchait, longtemps quelquefois, et on finissait par le trouver au fond d'un bosquet ou dans un coin, bien caché, priant ou se donnant la discipline; alors, on s'écartait sans rien dire, le laissant seul avec Dieu'. »

Dans les rapports ordinaires de la vie, son humble bonté était irrésistible. Il faudrait lire, au procès de 1556, tout ce qu'en disent les témoins. A cette question qu'on leur posait : « Le Père Maître François fut-il simple, humble dans sa manièrede faire ? » Ils répondaient, par exemple : « Jamais je n'ai vu homme plus franc. Il avait toujours l'air joyeux. Il causait volontiers avec tous, bons et mauvais. Aussi tous l'aimaient. Tout ce qu'il demandait, on le faisait volontiers. Tout ce qu'il entreprenait, il le menait à bout, à cause de l'humilité, de l'amitié qui le liait à tout le monde 2. S'il semblait avoir des préférences, c'était pour les plus grands pécheurs. On allait à lui en foule; grands et petits l'honoraient comme un saint déjà canonisé. Il était si humble dans ses actions, ses labeurs, ses souffrances, que jamais on ne le vit même s'impatienter, ou se plaindre en ce qui le touchait, mais seulement en ce qui touchait la gloire divine. Il se contentait de prier Dieu qu'il lui plût de pardonner à ses ennemis^. Les chrétiens avaient dans le Père une telle confiance que certains, sollicités par lui d'abandonner leur péché, et résistant toujours, vivaient dans une grande affliction et labeur, perdaient l'appétit et la paix, tant qu'enfin il leur fallait aller le trouver, se confesser, et lui obéir. Ceux qui persévéraient quand même dans leur crime finissaient toujours par une mort subite. J'en ai vu bien des cas '. »

« A Malacca, raconte le Père Balthazar Diaz, il avait tellement gagné le cœur de tous. Portugais, Mores et idolâtres, qu'on ne l'appelait que Padre Santo. Les enfants couraient à lui, chantant

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