‹ Saint François XavierChapitre 371 sur 820 · Do GouTO, p · texte numérisé non relu

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si ou ne le trouvait pas à la rivière de Parles, huit lieues plus haut, il donnerait le signal du retour.

Le soir, les vaisseaux étaient embossés dans une petite baie, près de l'embouchure de la rivière, derrière un promontoire, bien à l'abri, avec la haute mer devant eux. Leur arrivée fut signalée aux Atchénois dont la flotte avait remonté une partie de la Parles. Le lendemain matin, deux de leurs galères et douze grandes pirogues descendirent au fil du courant. Quatre barques portugaises se détachèrent pour ouvrir le feu et permettre de préparer l'abordage. Les ennemis ripostèrent avec tant de hâte que leurs boulets allèrent se perdre au large. Alors la flotte chrétienne tourna le promontoire et cingla droit aux Atchénois. Avant que ceux-ci eussent pu recharger leur artillerie, une salve de boulets les atteignit. Un coup, parti de la caravelle de Diogo Pereira, perça de part en part, un peu avant la proue, une des deux galères qui, aussitôt, commença à couler. Immédiatement la mêlée fut générale. Les navires s'abordèrent deux à deux. 11 était environ neuf heures du matin : à ce moment, dans l'église de Malacca, François Xavier était en chaire.

Diogo Soarez de Mello, qui avait un galion puissant, armé de cinquante bouches à feu et un équipage de choix, heurta l'autre galère et la cribla de boulets. Puis il sauta dessus avec ses hommes. Tout l'équipage fut massacré. Cinq navires avaient coulé, le reste se rendit.

Les vainqueurs auraient pu aller attaquer les autres vaisseaux musulmans en amont de la rivière. Mais il aurait fallu entrer dans les eaux d'un roi avec qui Malacca faisait de bonnes aff'aires. La leçon infligée aux pirates parut suffire, et la flotte reprit le chemin du sud. Trois hommes seulement avaient péri dans le combats

« Lorsque nous abordâmes à Malacca, rapporte François Pereira, sénateur de Goa, le Père Maître François vint, avec le capitan Simon de Mello, sur le navire où j'étais. 11 avait le crucifix à la main. Il était triomphant de cette victoire accordée par Dieu aux Portugais. Il embrassa le capitaine du vaisseau, tous

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