‹ Saint François XavierChapitre 385 sur 820 · Andrade, loc. cit · texte numérisé non relu

Andrade, loc. cit

remis à plus tard'. Sous Timpulsion de Michel Vaz sansdoute^, et de Tévêque, ce qui regardait l'idolâtrie et la répression du culte brahmanique en terre portugaise fut vigoureusement poussé. Les pagodes, grandes et petites, comme celles qu'on rencontre à chaque pas sur les chemins de l'Inde, furent rasées^, les fêtes païennes interdites^. Il y eut des brahmes exilés. L'on fit un effort pour confier les charges lucratives à des chrétiens.

Malheureusement, il y avait des plaies moins faciles à guérir, celles delà société coloniale elle-même. Deux mois après avoir reçu la lettre du roi, Jean de Castro lui écrivait pour dénoncer la vénalité des magistrats. « 11 eiit fallu, disait-il, renvoyer tous les procès en Portugal. De ce chef, il se perdait aux Indes plus d'âmes qu'il ne s'y convertissait d'indigènes^.» Et l'on comprend l'insistance avec laquelle Xavier réclamait des prédicateurs, c'est-à-dire des prêtres énergiques, éloquents, capables de ranimer la foi engourdie des pécheurs.

De son côté, Michel Vaz prenait au sérieux le titre d'inquisiteur. Il menait des enquêtes secrètes, et bientôt l'on vit repartir pour l'Europe certains « nouveaux chrétiens » de Goa, très riches, accusés de pratiques juives et de propagande suspecte*^. Cela fait, il retourna vers ses fidèles de la forteresse de Chaul". Soudain, l'on apprit à Goa qu'il venait de mourir empoisonné (1 1 janvier 1547)*^. Acette nouvelle, son ami don Diogo de Borba fut si

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