‹ Saint François XavierChapitre 431 sur 820 · Sel. Ind. Ep., p · texte numérisé non relu

Sel. Ind. Ep., p

4. Epist. S. Ignatii, n. 220,227, 228, 229, 230; — cf. Polanco, I, p. 346, 347.

saint Ignace pour les Pères Cypriano, Lancilotti, Criminale. Mais rien pour lui ; depuis deux ans, son Père bien-aimé ne lui avait pas écrit. Le saint dut laisser voir que ce silence lui était pénible; car, peu après, Lancilotti mandait à saint Ignace : «J'ai été surpris que Votre Révérence n'ait rien envoyé à Maître François avec mes lettres. Cette année, par aucune voie, rien ne lui est arrivé de Votre Révérence. Il était à Goa quand votre courrier nous fut remis. Il s'est informé du nombre de lettres qui venaient de vous et s'est étonné qu'il n'y eût rien pour lui. Nous nous sommes dit que vous le croyiez encore aux Moluques ou bien en Chine. Que Votre Révérence lui écrive, parce que, si les lettres arrivent ici, elles lui seront communiquées ^ . »

Pour les nouveaux venus, la vue de Maître François fut une consolation sans mélange. Ce qui, avant tout, frappa le Père Barzée, ce fut la tendresse fraternelle du saint. « Certes, mes bien-aimés Frères, écrivait-il, elle est indicible la joie qui envahit alors notre âme. Je ne saurais dire quelle est la bonté du Père François. Ce fut d'abord, de la part des Pères et des Frères, comme un tourbillon de charité. Quand il se fut un peu apaisé, après les mutuelles félicitations et après qu'un repas nous eût rendu nos forces, le Père François se mit en devoir de nous interroger sur l'état de la Compagnie en Europe. Il ne tarissait pas sur le Père Ignace, le Père Simon, les autres Pères, les collèges, le nombre des «Compagnons», mais par-dessus tout, sur leurs vertus. Il était touchant de voir comme il louait amoureusement Dieu, en parlant ou en entendant parler des fruits de salut que Dieu opère par la Compagnie en Portugal et ailleurs. Quant aux autres Pères et Frères, ce sont les élus de Dieu, je n'en puis dire davantage 2. »

Melchior Gonçalez écrivait de son côté :

« Comment vous donner par lettre une idée de ses vertus? Elles sont telles que je n'ai ni parole ni sentiment qui puissent s'élever jusqu'à elles. Il va, tellement rempli de l'amour de Notre-Seigneur, noyé dans cet amour, que rien, hormis cet amour, ne le touche. Certes, mes bien-aimés Frères, le détail ici serait infini et je ne saurais trouver assez de temps pour

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