Sel Ind. Ep., p
\i. D'après une citation de Trigault, p. 50. « Quorsum nobis ex Europa virus istud?»
probablement, ne tarderait pas à amener le Gallega dont, sans doute, la présence à Mozambique avait été signalée'.
Il s'embarqua, et Melchior Gonçalez écrivait: « 11 est maintenant passé au cap Comorin. Là vivent plusieurs de nos frères, tous amis de la croix de Jésus-Christ et disposés à souffrir quotidiennement, pour son amour, tous les martyres. Quant à moi, j'attends le signal d'aller avec lui, car il veut que je l'accompagne; et déjà, à ma grande satisfaction, j'allais partir, quand il me dit d'attendre l'arrivée du Père qui venait de Portugal par un autre vaisseau. Je restai donc à Goa avec mes compagnons de route, mais tellement troublé par la tristesse de la séparation, qu'il me semblait n'être déjà plus de la Compagnie de Jésus. Lui parti, on eût dit d'ailleurs que cette terre, je veux dire la terre de Goa, ne produisait plus de fruits de vertus et foisonnait de misères. Nous espérons, s'il ne meurt pas, le revoir ici dans le courant du mois de janvier. Puis il ira dans un pays qui s'appelle Japon^.»
Un mois après, 9 octobre, apparaissaitenfinlenavire longtemps attendu^. Après une traversée agitée, erreurs de route, calmes d'un mois, ensablement^, famine, épidémie, le 6^<2//eg« entrait au port. Avec les Dominicains, arrivaient le nouveau recteur du collège, Antoine Gomez, le Père Paul de Valle, les Frères François Gonçalez, Manuel Vaz et Louis Frois^. La Compagnie comptait maintenant quinze prêtres, six frères et une douzaine de novices.