Ibid., n
âgé de quatre ans et, depuis quatre mois, miné par une fièvre maligne ^
En même temps, il poursuivait l'idolâtrie, qui, enterre strictement portugaise, n'avait droit à aucune espèce de tolérance. Le rîiême témoin ajoute: «Dévoré du zèle des âmes, il envoyait les enfants de la doctrine chrétienne chercher partout les idoles, jusque dans les endroits les plus cachés. Ils les brisaient, les ibulaient aux pieds, les traînaient à travers la ville : c'était une leçon à l'adresse des gentils et des néophytes : il fallait, par ces i Ignominies, leur montrer que les dieux des païens n'étaient que {(ierre et bois, indignes de toute adoration. »
François profita de ce séjour à Cochin pour rédiger son courrier annuel: deux lettres pour saint Ignace, quatre pour Simon Rodriguez et plusieurs lettres et mémoires destinés au roi. Rarement il avait eu de plus importantes affaires à soumettre à ses correspondants d'Europe^.
Sa première préoccupation est pour les intérêts spirituels de ses missionnaires. Il prie saint Ignace, « son unique père in Chrisli visceribus^ », de songer à ses fils des Indes qui mènent, au milieu de gens barbares, une vie dure sous un soleil ardent, sans ressources, entourés de périls de utraque vita^. Il est vrai. Dieu garde intacte leur âme ; il leur donne auprès de tous, j^ortugais et infidèles, un crédit étonnant; mais le pays est tel qu'il y faut de grandes vertus, obéissance, humilité, patience, dévouement. Ceux qui seront envoyés en Orient, qu'ils aient une extrême chasteté, caries occasions de pécher sont partout ; un jugement droit et une santé solide, car le labeur est grand; une profonde humilité, ne laissant place à aucun soupçon d'orgueil ■-.
Mêmes idées dans les lettres à Rodriguez. Le bruit a couru que le Père Simon allait venir aux Indes avec de nombreux étudiants de Goïmbre. Ah! si c'était vrai! « Que de bien vous