IV. — Le courrier de janvier 15kl
François resta deux grands mois à Gochin (janvier-février 1549) réglant l'affaire du collège et édifiant la ville par son zèle infatigable. « Il se donnait, dit un témoin, à tous les exercices de la charité. Les malades qu'il rencontrait sur les places, il les chargeait sur ses épaules jusqu'à l'hôpital ; il allait chez les riches, quêtant pour eux des aumônes et des douceurs et il les leur portait lui-même. Les pauvres qu'il trouvait nus dans la rue, il les couvrait de son manteau, et continuait son chemin ainsi dépouillé. Ses amis lui en jetaient un autre sur les épaules» et il disait : « Soit, pour l'amour de Dieu »... Tous les jours, à une heure, sa clochette à la main, il réunissait les enfants et allait les instruire au marché aux poissons^. »
Antoine Gonçalvez, vieillard de plus de quatre-vingts ans, se souvenait, en 1616, d'avoir connu le Père, et d'avoir suivi ses catéchismes ; il partageait les néophytes entre les habitants nobles de la ville, pour être instruits par eux à domicile '^. Un autre encore l'avait vu guérir, par un signe de croix, son petit frère Lopez,