‹ Saint François XavierChapitre 479 sur 820 · Process. 1556, Goa, n. 6; Gros, I, p · texte numérisé non relu

Process. 1556, Goa, n. 6; Gros, I, p

corde aucun relâche et est d'autant plus allègre qu'il a plus à travailler pour Jésus-Christ. Il nous a quittés pendant la semaine sainte 1549, et espérait arriver au Japon au mois d'août. Avant de partir, il a visité tous les frères qui sont dispersés le long des côtes. Nous eussions bien voulu le suivre. Du moins il nous promit de nous appeler plus tard, si le Christ lui ouvrait la voie pour amener ces îles à la connaissance du Dieu très grand et très bon. 11 nous a exhortés à vivre de grandes pensées. Après avoir vécu si séparés sur terre, il y a la céleste Jérusalem où rien ne pourra nous arracher au très doux embrassement de nos frères. L'île a 600 lieues, mesure d'Espagne. Donc, frères très aimants, tenez-vous prêts. La chose est importante : il faut beaucoup d'apôtres; le terrain est immense. Maître François est plein d'ardeur et il espère beaucoup... Nous n'aurons certainement pas de nouvelles de lui avant un an, ni de ceux des Moluques... Vous, en Europe, vous les recevrez en 1551 ^ »

Le jour de Pâques, escale à Gochin. Les voyageurs furent charitablement hébergés chez les Franciscains. Ils prêchèrent. Leur parole enflammée raviva le désir qu'avaient les habitants d'uncollège delà Compagnie. Ils auraient vouluaumoins garder le Père de Castro. De son côté, Lancilotti réclamait en faveur de Coulam. Il était indispensable d'avoir là, outre l'école, un pied-à-terre et un sanatorium pour les Pères de la Pêcherie. Xavier refusa le Père de Castro dont on avait besoin aux Moluques, mais il écrivit aux Pères de Goa pour hâter l'exécution de ses promesses. Aussitôt arrivé à Malacca, il reprendra la plume pour recommander cette double affaire au Père Gomez^.

Ces dernières dispositions prises, le saint se rembarqua.

1. Sel. Ind. Ep., p. 111, 112. La lettre est vraisemblablement de là fin de 1549 ou de janvier 1550.

2. Mon. Xav., p. 524. La lettre écrite de Cochin est perdue. C'est pendant son eacale à Cochin que, rencontrant un Portugais de ses amis, Diogo Maderra, devant une église, et celui-ci s'approchanl pour lui baiser la main, il lui demanda comment il allait. « Bien », répondit l'autre. — « Bien, répliqua Xavier, oui, pour le corps, mais l'âme va mal. » Le Portugais comprit que le Père lisait dans sa conscience certains mauvais projets qu'il caressait et il se confessa. Procets. 1556, Goa, n. 27.

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