‹ Saint François XavierChapitre 48 sur 820 · Scriptade S. If;nalio, I, p · texte numérisé non relu

Scriptade S. If;nalio, I, p

2. Dans les pièces officielles on leur donne le titre de maîtres es arts [Mon. Hist. Soc. Jean. Episl. P. Broet, p. 201, 206, 213, 216, etc.). Paul III cependant appelle François « professeur de théologie» (bref du 27 juillet 1540. — Gros, Vie, t. I, p. 484). Nous ne pouvons pas en conclure qu il ail reçu le titre de docteur. Du moins, aucun document n'atteste qu'il oit passé les dernier» examens théologiques. Salmeron et Le Jay prendront leur grade de docteur avec Canisius en 1549 (Buai^sbergkr, B. Con. Epist.,t. I, p. 685).

dangereux pour des Espagnols. Les neuf « compagnons » (c'est le nom qu'ils se donnent dans les relations les plus anciennes) résolurent de hâter le départe Ignace fut averti qu'ils quitteraient Paris à la mi-novembre^.

La décision était prise et l'on se préparait en conséquence, quand un messager arriva de iNavarre. Il annonçait à Xavier que les enquêtes sur sa noblesse étaient closes. Les chanoines de Nostra Senora del Sagrarlo prenaient en considération ses requêtes. A l'unanimité, ils l'avaient élu pour une stalle vacante. Ce titre pouvait ouvrir au jeune maître es arts l'accès de dignités plus hautes. Sa noblesse authentique, ses dons naturels, son talent, lui permettaient de viser loin. Les prébendes canoniales étaient riches. Mais tout cela venait trop tard. Les sacrifices suprêmes étaient faits. François n'était pas homme à regarder en arrière; il envoya sa démission-*.

Il allaitdonc quittercette université de Paris où il avait passé douze ans. Il en avait trente. Désormais sa vie sera un voyage continuel. Nulle part, dans les seize années qui lui restent à vivre, il ne se fixera longtemps. Mais partout où la Providence le poussera, il emportera le souvenir de cette université où Dieu lui avait ménagé tant de grâces. Au fond de l'Orient, sa pensée se reportera sur les milliers de maîtres et d'étudiants, (jui, là, consument inutilement leur vie, et feraient tant de bien chez les infidèles. Lesclasses, les collèges, la vie universitaire, avec ses travaux et ses fêtes, hanteront son imagination, et les bonzeries du Japon se transformeront dans son esprit en universités à l'européenne. C'est là qu'il rêvera de porter sa guerre pacifique, sachant par expérience combien sont puissantes pour le bien ou pour le mal les grandes agglomérations scolaires^' .

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