‹ Saint François XavierChapitre 484 sur 820 · JHon. Xai'., p · texte numérisé non relu

JHon. Xai'., p

sache la confiance de charité et d'amour que j'ai en la Compagnie de Jésus et elle en moi^ » Retrouvera-t-on jamais cette précieuse correspondance?

Il nous reste encore une dizaine de lettres ou billets écrits à Malacca les 20, 22 et 23 juin 15492.

Aux Pères Paul de Camerino et Gomez, il enjoint de diriger sur Malacca l'année suivante, à la mousson d'avril, un prêtre et un frère parmi ceux qui ne manqueront pas d'arriver d'Europe en automne. « Il faudrait même, s'il était possible, dès la mousson de septembre, envoyer ici un frère, capable de remplacer Roch de Oliveira, qui s'en irait aux Indes recevoir les ordres sacrés et reviendrait ensuite à son poste 2. » Les œuvres de Malacca pourront donc se développer.

Sur celles des Moluques, Xavier était longtemps resté sans nouvelles. En janvier 1549 seulement, il reçut une lettre du Père Jean de Beira, la première depuis leur séparation, et, de Gochin, il écrivait à Simon Rodriguez : « Bonnes nouvelles de Maluco. Jean de Beira y a beaucoup à souffrir : il est en continuel péril de mort, lui et ses compagnons : mais la foi se propage largement^. » En fait, le jeune missionnaire marchait vaillamment sur les traces de Xavier. Il voyageait en plein jour, sous le soleil ardent, par un pays pierreux, et se cachait la nuit, à l'heure où les sauvages faisaient lâchasse à l'homme "•. Son grand labeur était de chercher les apostats s. Il tomba malade; obligé de revenir à Ternate, il en profita pour demander au capitan, en faveur de ses chrétiens, faibles, toujours menacés

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