Sel. Ind. /.p., p
3. Ibid., p. 70. « Il faut que nous sortions de notre pays », allusion à Act., vu, 3.
4. « Pourquoi rester oisifs ici tout le jour? » Matth., xx, 6.
en voyant quel bien fait, avec Faide de Notre-Seigneur, un homme si frêle de santé et toujours souffrant. Tout le monde en est édifié et profite si bien de ses leçons que six prêtres occupés continuellement à confesser, auraient fort à faire. De plus, il remplit à la Miséricorde toutes les fonctions d'un chapelain. Après cela, que puis-je dire, si ce n'est que c'est un sujet de confusion pour ceux qui se portent bien de voir un malade faire tant de bien aux âmes ' ! »
Le Père François profita des derniers jours passés à Malacca pour rédiger une assez abondante correspondance. Au début d'une absence qui pouvait être longue, qui pouvait être sans retour, il ne croyait pas avoir encore assez averti, éclairé, enseigné, ceux qu'il laissait en arrière. Donc, lettres pour Goa, les Moluques, Rome, Lisbonne; lettres à ses frères, à l'évêque, au roi.
Beaucoup de ces missives sont perdues. Nous savons qu'il écrivait souvent à don Jean d'Albuquerque. Il faisait, tout le premier, ce qu'il recommandait aux autres, il le tenait exactement au courant de ses travaux : « Trois lettres me sont arrivées, écrivait un jour au Père Barzée le bon prélat, deux de votre charité, dont l'une était pour moi et l'autre pour le Père Antoine Gomez. La troisième est du capitan pour ce même Père. J'ai lu les trois; car il y a tant d'amour et telle union de bonnes œuvres entre moi et les Pères de la Compagnie de Jésus, qu'eux voient mes lettres et moi les leurs. Ainsi, quand le Père Maître François partit de Malacca pour le Japon, il m'écrivit deux longues lettres où il me rendait minutieusement compte de tout ce qui s'y était fait de bien et de mal, jusqu'au jour de son embarquement; me priant vivement de faire de même et de l'informer par le menu de toutes les choses de la Compagnie. Ces lettres du Père François, je les communiquai au Père Antoine Gomez et il vit de même celles que j'écrivis au Père Maître François. J'écris ceci à votre charité afin qu'elle