‹ Saint François XavierChapitre 594 sur 820 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

:{. Lettre du 29 sept. 1551 [Carias de Japào^ Evora, fol. xlvij-xlviij). 4. Lettre du 20 oct. (ibid., M. Ij-lvj ; Gros, p. 159).

« Pour leur donner des réponses qui leur plaisent, ajoute le Père de Torrès, il faut prudence et dextérité. Selon les cas, on devra prendre un ton sévère, ou bien parler humblement, mais toujours avec patience. Ces Japonais ont l'esprit très aiguisé; ils se considèrent comme supérieurs à tous autres peuples par la sagesse et la dignité. Les étrangers, ils s'en moquent en grimaces et en gestes. Ils ont bon discernement du bien et du mal. Aussi, les bonzes qu'ils ont l'air de vénérer, en réalité, et au fond du cœur, à cause de leurs débauches, ils les méprisent... Souvent ils arrivent chez nous très excités, mais, leur a-t-on montré que l'âme a un principe, qu'elle est immortelle, qu'il n'y a de salut à espérer qu'en un Créateur de toutes choses; alors ils oublient les idoles qu'ils ont adorées toute leur vie et, séance tenante, ils se déclarent chrétiens. Ils ne sont pas inconstants; la loi qu'ils ont acceptée, ils la gardent. La plupart, et ces néophytes sont déjà nombreux, se déclarent prêts à tout souffrir pour Dieu^ »

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