‹ Saint François XavierChapitre 615 sur 820 · Process. 1616, n · texte numérisé non relu

Process. 1616, n

Par déférence, on amena les antennes à mi-mât. Manœuvre dangereuse : sous peine de naufrage, il fallait avancer. Les antennes furent hissées de nouveau. Mais le Père François accourut, et, la main sur une vergue, il empêcha de la relever, (c Sur son ordre, poursuit Antoine Diaz, je montai à la hune. Mais, rien à l'horizon. Je voulus descendre. 11 me fit encore rester un moment '. »

Galeotto Pereira dit de son côté : « Nous avions remis à la voile malgré lui, et, pendant deux heures, nous nous laissâmes porter par le vent. Alors il sortit de sa cabine. Au nom de Dieu et par les plaies de Jésus-Christ, il supplia qu'on baissât les vergues. Il avait confiance en Dieu : ces âmes ne pouvaient périr, il fallait les donner à Dieu. Les vergues furent donc baissées, et, pendant deux ou trois heures, on s'arrêta. » Le capitaine Duarte da Gama ajoute : « 11 fit vœu de dire une messe pour la barque et deux pour les hommes qu'elle portait. Puis il se mit en prière, près du bastingage, les mains levées, et il nous dit, à moi spécialement qui étais là, d'avoir confiance. » Il espérait bien que la barque allait revenir. Or, voilà que, tout à coup, la tempête durant toujours, la barque arriva. On jeta une corde pour l'amarrer. « Inutile, dit le Père, elle abordera toute seule^. » Et de même, Antoine Diaz: « A peine avaiton aperçu la chaloupe qu'elle se trouva aux flancs du navire, et les nègres qui la montaient rentraient à bord. Elle, restait là, vide, sans être attachée, sans s'éloigner jusqu'à ce qu'on descendît pour l'amarrer. Tous virent là une grande merveille. » Les musulmans demandèrent le baptême^.

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