‹ Saint François XavierChapitre 626 sur 820 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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un acte par lequel il déclarait que la Compagnie n'avait aucun droit sur l'église, et qu'elle n'en usait que par une concession volontaire des confrères de la Miséricorde'.

Il faut l'avouer, cette solution était loin de supprimer toutes les difficultés. Les Jésuites restaient dans une église qui n'était pas à eux, et les confrères se reprenaient à regretter leur générosité. Trois ans après, l'on n'était guère plus avancé qu'au premier jour. Le nouveau supérieur, François Ferez, voudrait une donation définitive à la Compagnie. Lancilotti serait pour un abandon total. La confrérie proteste qu'elle s'en tiendra aux solutions envoyées par le roi, mais au fond elle voudrait rentrer dans sa propriété. La vraie solution, celle à laquelle il eût fallu songer dès le premier jour, fut enfin donnée en 1561. Le collège se bâtit son église; chacun put être chez soi et vivre en paix avec son voisin^.

Sous le coup de ces difficultés, Xavier, dans sa correspondance avec l'Europe, revient à ses requêtes d'autrefois, et il les accentue. A Rodriguez, il écrit qu'il ne veut pas aux Indes d'esprits brouillons, capables seulement de se créer des affaires avec tout le monde. Il a dû, et Dieu sait ce qu'il en a souffert, en chasser de la Compagnie, qu'il tenait pour de fermes colonnes de la mission. « Je vous en prie, conclut-il, mieux vaut en envoyer très peu : mais qu'ils soient de ceux qu'on regrette quand ils s'en vont^. »

A saint Ignace, il demande une fois encore un recteur désigné et formé par lui. Les choix du Père Maître Simon, François ne le dit pas, mais il le pense, ne sont vraiment pas heureux. « Cela, ajoute-t-il, si j'étais près de vous, je vous le demanderais à genoux '. » 11 voudrait qu'on fût plus sévère en Portugal dans le recrutementdes missionnaires : « Que ceux qui nous sont destinés soient triés avec soin: s'il le faut, qu'il n'en vienne que deux par an, mais d'une vertu éprouvée, aptes à prêcher et à confesser. Je voudrais qu'ils aient été en pèlerinage à Rome ; cela les préparerait à leur vie de voyages, et ils n'arriveraient

1. Valigkano, p. 144; — Polanco, t. Y (1555), p. 670, 671 ; — Lucena, 1. IX, ch. 20 ; — SousA, I, p. 90, etc.

2. Polanco, t. V, p. 670, 671 ; — Orlandini, p. II, 1. V, n. 248.

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