Valignano, p
6. Mon. A'ac, p. 454. — Epist. S. Ignatii, II, p. 571. — Polanco, II, p. 145.
7. Lettre d'Antoine de Noronha, à Simon Rodriguez, Sel. Ind. Ep., p. 130.
8. D'après le Père de Sousa, les menaces auraient été exécutées, I, p. 74.
9. 5e/. Ind. Ep., p. 131; cf. Orlandini, 1. XII, n. 77, 78; Bartoli, 1. IV, ch. 7.
mené autour de l'affaire, punit certains notables plus obstinés, confirma la donation de l'église par la Miséricorde, critiqua les devis trop coûteux du collège, se plaignit que les Pères eussent commencé à bâtir sans autorisation du roi, mais leur permit de poursuivre, sur des plans moins vastes'.
Le conflit était tranché. Restait, pour les Pères, à gagner leur cause devant l'opinion. Ce ne fut pas très difficile. Un nouveau supérieur, le Père de Eredia, prêchait avec succès, évangélisait les chrétiens de saint Thomas des environs, organisait de grands catéchismes pour indigènes et esclaves^. Le collège, simple externat, groupa très vite cent cinquante enfants, portugais et indigènes. Enfin, si quelque opposition subsistait encore, elle dut disparaître, en automne 1551, devant les approbations explicites envoyées par Jean 111 ^.
Rentrant à Gochin peu après, François Xavier, semble-t-il, eût dû être satisfait. La concorde régnait. Mais il lui parut que l'affaire de l'église était assoupie plus que réglée; le scandale donné, si contraire à l'esprit de paixtant prêché par lui, exigeait réparation. Il voulut en finir d'un coup, et, par un acte d'autorité, eftacer dans la mesure du possible ces deux années de mésintelligence.Le surlendemain desonarrivée, ilconvoqua,dans l'église principale de Gochin, le conseil de ville, la Miséricorde, le vicaire et son clergé. Les clefs de l'église à la main, il déclara que le but de la Compagnie était de travailler au salut des fidèles et des infidèles, et non pas de soulever des conflits dont le résultat le plus clair était une diminution de dévotion envers Marie. On avait autrefois offert cette église aux Pères pour qu'ils y pussent travailler à la gloire de Notre-Dame. Cette donation était une occasion de querelles ; donc, au nom de la Compagnie, il y renonçait. Puis, à 'toute la ville, dans la personne de ses représentants, il demandait pardon du scandale, et rendait les clefs de l'église aux confrères. Cet acte d'humilité porta ses fruits. Quelques jours après, 2 février 1552, les confrères lui écrivaient, renouvelant la cession de l'église, et cette fois à l'unanimité. Mais lui, voulant qu'il ne restât aucun doute sur l'état réel de la question, signa