‹ Saint François XavierChapitre 678 sur 820 · Mon. Aat'., p. 723 (n · texte numérisé non relu

Mon. Aat'., p. 723 (n

5. P. 744; cf. Sel. Ind. Ep., p. 123; — Polanco, I, p. 344. ,;

306 LE PKOVIiNGlAL DES INDES

François voudrait quelque chose de plus, quatre ou cinq Pères d'expérience, pour former le fond solide du personnel et donner le ton à tous. Inutile qu'ils soient prédicateurs ; ntais qu'ils aient science et vertu '. Barzée, précisant la pensée du Provincial fera bientôt observer que Goa était, pour le commerce, égal à Lisbonne. Les habitants s'y montraient, en fait de privilèges, aussi pointilleux que ceux de la métropole. Donc surveiller les choix. Cela, pour le talent ; pour la vertu, il notait que, sous ce climat,, une heure d'oraison ou de travail fatiguait plus que dix en Europe : et cependant où avait-on plus besoin de prier? C'est assez dire qu'il ne faut aux Indes que des vertus éprouvées^.

En somme les besoins de Goa revenaient à ceci : un profès de Rome pour donner l'esprit authentique de la Compagnie, trois ou quatre hommes de confiance, dont un maître es arts et un théologien.

Toutes ces requêtes, André Fernandez devait les porter jusqu'à Piome. La raison que François en donne à Simon Rodriguez était de nature à faire réfléchir le Provincial de Portugal. Il voulait qu'on insistât auprès du Père Ignace pour qu'enfin il envoyât au collège l'homme de son choix et de sa droite, ayant vécu près de lui, traité avec lui, sachant comment on procédait à Rome^. Ainsi

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