‹ Saint François XavierChapitre 694 sur 820 · Mon. Xav., 929, n · texte numérisé non relu

Mon. Xav., 929, n

'i. Sousa, p. 598, n. 73; cf. Mon. Xav., p. 767, n. 4.

.'). Mon. Xav., p. 76't, n. 1. « A embarcaçào que o senhor vice-rey me tinha dado. » Cf. 767, n. 4.

(). Do Couto, loc cit., p. 444.

SAINT rRANOOIS .KAVIKR. — T. II. OJ

Goa, denrées pour son commerce et présents pour l'Empereur. Il avait associé à son entreprise plusieurs autres marchands'.

Xavier, par un billet, l'avait avisé de son retour ^, et peu après le Santa Croce rentrait au port. Mais Pereira n'avait pas encore débarqué qu'une autre lettre l'avertissait d'être sur ses gardes et de ne pas souffler mot de l'ambassade^. Que se passaitil.? Le saint n'avait point été mal reçu par le capitào môr. U avait eu l'occasion de l'entretenir, car, don Alvaro étant tombé gravement malade, il avait plusieurs fois dit la messe devant lui*. Rien ne prouve que l'officier se soit opposé tout d'abord aux projets apostoliques du Père. Mais celui-ci avait dû comprendre qu'il n'en allait pas ainsi des projets d'ambassade. Sans doute le fils de Vasco da Gama voyait avec envie un simple marchand accaparer à son profit tous les gains d'une entreprise superbe, argent, honneurs et crédit^.

A peine Diogo Pereira était-il à terre qu'il vit les gens de don Alvaro enlever le timon de son navire et le déposer devant la maison du gouverneur. « Réquisition de guerre », déclara le capital! ; une flotte javanaise était signalée aux environs. Pur mensonge : un vaisseau qui venait de Solor et avait longé toute la côte de Java, entrait au port; les passagers n'avaient rien vu d'anormal. Les insulaires étaient trop occupés à se battre entre eux pour songer à Malacca. Restait à jeter le masque et Alvaro déclara qu'à aucun prix il ne permettrait à Pereira de partir en ambassadeur s. Et comme, à défaut d'une raison, il fallait au moins un prétexte, il allégua les intérêts mieux entendus de la couronne ^

Une lutte était engagée qui, fatalement, devait se retourner

1. Ceux dont parle Xavier, p. 757, « todos os que vinhao em nossa companhia », et qui s© trouTèrent lésés par les abus de pouvoir de don Alvaro,

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