‹ Saint François XavierChapitre 709 sur 820 · I. — De Singapour à San-choan · texte numérisé non relu

I. — De Singapour à San-choan

Sur ce dernier voyage de saint François Xavier, les procès de 1556 et de 1616 nous ont laissé quelques détails.

Un des passagers, Etienne Ventura, disait en 1556: « Il y avait sur le navire beaucoup de malades, chrétiens et musulmans. Le Père ne se reposait que dans la prière, le reste de son temps était pour les infirmes. S'ils avaient besoin de poulet, il allait leur en acheter, deux écus pièce. Je lui ai donné de l'argent à cet effet. De ses repas, il réservait pour eux la plus grosse part. Tout ce qui leur était nécessaire, il le quêtait et le leur portait lui-même ^ »

En 1616, on recueillit deux récits de miracles. Pierre Martinez, 89 ans, vieux pilote qui avait navigué par toutes les mers de l'Inde, disait tenir de son confrère François d'Aguiar, pilote du Santa Croce^ surnommé 1' « homme aux bottes », le fait suivant: « Un enfant de cinq ans, fils d'un marin musulman, était tombé à la mer. Trois jours après, Xavier abordait le pauvre père et lui demandait pourquoi il pleurait. « Fais-toi chrétien, lui dit-il, et je te rendrai ton fils. » L'autre promit, trois autres jours se passèrent, et voilà que, avant le lever du soleil, le matelot vit l'enfant assis sur le bastingage. 11 se convertit avec sa iéniine et ses domestiques, et l'enfant fut nommé François 2. »

Jean Botelho, Chinois, 85 ans et plus, ancien domestique des Pères à Malacca^, attestait sous serment ce qui suit, devant les

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