‹ Saint François XavierChapitre 71 sur 820 · PoLANCO, p. 85-87; — RiBADENEiKA (Scrifta, p · texte numérisé non relu

PoLANCO, p. 85-87; — RiBADENEiKA (Scrifta, p

3. Constit., p. 300 et 301. Comparer le texte définitif remanié par S. Ignace, Constit., P. VII,cb.i, n. 3;ch. m, n. 1.

neira), Ignace qui était au lit, malade, appela le Père maître François Xavier et lui dit: «Maître François, vous savez comment, par ordre de Sa Sainteté, deux des nôtres doivent aller dans l'Inde, et que nous avions choisi pour cette mission maître Bobadilla. Son infirmité l'empêche de partir. L'ambassadeur ne peut attendre qu'il guérisse. Voilà qui est pour vous. « Aussitôt le béni Père, avec grande allégresse et promptitude, répondit: « Eh bien! en avant! me voici^ pues, sus! hé/ne aqui. »

C'est avec cette simplicité, sans gestes superflus, sans ombre de mise en scène, que fut décidé, proposé, accepté le départ de Xavier pour l'Orient. « Et cependant, note encore Piibadêneira, en ce temps-là, bien que tous tinssent notre Père Ignace pour leur père véritable et le vénérassent comme tel, cependant la Compagnie n'était pas encore confirmée ; le Père n'était pas encore élu général, et il ne pouvait commander sous peine de péché ^ »

On était au 14 mars; l'ambassadeur partait le 15^. Notre saint avait devant lui une journée pour régler ses affaires, saluer ses amis, embrasser des confrères qu'il ne devait plus revoir en ce monde, et, sans doute aussi, demander au pape de le bénir, car c'était du pape, et non d'Ignace, qu'il tenait sa mission^.

II rédigea ensuite trois pièces. Dans la première, il déclarait approuver à l'avance tout ce qui serait réglé par rapport aux Constitutions, règles, manières de vivre. La seconde était sa formule de profession. Dans la troisième, prévoyant le moment où la Compagnie se donnerait un supérieur, il indiquait le supérieur de son choix *.

Enfin il recevait d'Ignace ses dernières recommandations, en particulier sur l'ordre et la régularité dans la correspondance. L'enthousiasme profond et concentré du saint fondateur n'excluait pas la méthode, bien au contraire. Dès le premier jour, il avait vu ses fils se disperser par le monde. Il ne voulait pas que l'espace les disjoignît tellement qu'à la longue ils devinssent

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