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IV. — Le dernier courrier

François en était là de ses espérances à la fin d'octobre, après deux mois et demi d'attente. Déjà quelques navires portugais s'en allaient. L'un d'eux emporta, vers le 25 octobre 2, ses lettres à Diogo Pereira, à François Perez, à Gaspard Barzée.

Il leur disait ses projets. Il répétait à Pereira que tout le bien qui se ferait lui serait compté par Dieu; car c'est lui qui payait tous les frais de l'entreprise. Du reste un vague espoir lui restait de voir un jour ou l'autre son ami, libre de ses entraves venir le rejoindre quelque part en Chine, à Comaï ou près de Canton. Plût à Dieu que ce fiit à l'intérieur de l'Empire ! Mais il faut attendre que don Alvaro ait quitté Malacca. Tant qu'il sera là, rien ne pourra se faire en Chine, du moins rien d'important. « Ce que je souffre dans l'âme à ce propos, ajoute-t-il, je ne puis l'écrire »; et il répète: « J'en ai peur. Dieu va infligera don Alvaro, si ce n'est déjà fait, un châtiment pire qu'il ne pense 3. »

Dans l'état où sont les choses, il est inutile que Perez s'immo-

1. Mon. Xai'., p. 791. Comaï ou Ko-moï, île vis-à-vis d'Amoï.

2. Lettres 128 et 129 à Perez (22 oct); — 131 à Pereira (22 oct.); — 132 à Barz<» (25 et 26 oct.). Ces lettres partirent par le bamcào, la jonque, de Gaspar Mendez (p. 798)..

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