‹ Saint François XavierChapitre 742 sur 820 · Gros, p. 427; — Sousa, loc. cit · texte numérisé non relu

Gros, p. 427; — Sousa, loc. cit

7. Valignano, p. 195; — Tursellini, 1. V, ch. 12; — Sousa, p. 680, etc.

le cortège ^ Mais le corps fut débarqué et déposé dans une maison voisine du port^. En l'absence du Père François Ferez qui, sur l'ordre de Xavier, avait quitté la ville, ce fut le clergé de la paroisse qui reçut le cercueil. Gomme le bruit courait déjà que le corps, resté intact exhalait un doux parfum, les prêtres firent ouvrir le coffre et en sortirent le cadavre. 11 était vrai, la corruption ne l'avait pas atteint, et c'était de lui, non du bois qui l'entourait, que venait l'odeur mystérieuse^.

Le lendemain, grande procession. Toute la ville en fut, prêtres, notables, confrères de la Miséricorde, gens du peuple, musulmans même et infidèles^. Seul, don Alvaro s'abstint. On le vit, assis à sa table de jeu, continuer sa partie, jetant seulement un regard de pitié sur la foule qui défilait, des cierges à la main^.

Du port, le cortège se dirigea vers l'église Notre-Dame de la Colline, qui appartenait à la Compagnie, et où naguère Xavier avait tant prêché et prié. Déjà, dans le public, on parlait de miracles nouveaux.

La veille, un poitrinaire avait été subitement guéri en baisant les reliques^. Du moment où le corps avait touché le sol de Malacca, l'épidémie avait cessé''', et voilà que des na^âres chargés de vivres entraient en rade^. LIne mourante entendit sonner les cloches et demanda ce qu'il y avait. François naguère avait déjà guéri sa sœur et son beau-frère. On lui dit : « C'est le corps de Maître François qu'on rapporte. » « Je demandai à me lever, déposa-t-elle trois ans plus tard, et à être portée au collège. J'étais sûre d'être guérie. » On refusa, car elle était au plus mal. Mais Dieu se contenta de sa prière, et le lendemain elle était hors de danger^.

Après l'office des morts, le corps fut tiré du cercueil et

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