‹ Saint François XavierChapitre 745 sur 820 · Antoine, loc. cit. ; — Sel. Ind. Ep., p · texte numérisé non relu

Antoine, loc. cit. ; — Sel. Ind. Ep., p

Sur le lieu de la sépulture, Boletin da Soc. Geogr., Lisbonne, 1882, p. 176 et 731.

4. D'après M. Nunez [Ai'iii. 1556, fol. 162) et Polanco (IV, p. 6i6), Tavora allait au Japon. D'après le Père Brandon ^Gros, p. 36'i), il allait simplement chercher des renseignements sur Xavier. D'après Orlandini (P. I, 1. XIII, n. 86) et Bartoli [Mein . Isloric/ie, 1. II, ch. 25), il allait aux Moluques. Il y alla de fait un peu plus tard (Polanco, V, p. 708).

5. Lettre de M. Nunez, Dirersi Avisi, 1558, fol. 162; — SousA, p. 681.

vaut encore les couleurs de la vie. 11 y avait cinq mois cependant qu'elle était là, en contact immédiat avec le sol. Seulement elle portait les traces de la précipitation brutale avec laquelle avait eu lieu l'inhumation. Le nez avait été écrasé, le visage meurtri, une pierre aiguë avait blessé le côté gauche. Le linge blanc qui couvrait la tète avait des taches de sang frais. Les vêtements étaient propres et entiers i.

Fallait-il rendre à la terre ces restes que les vers du tombeau respectaient? Pereira fit faire un riche coffre, capitonné à l'intérieur de damas de Chine. Le corps y fut déposé et recouvert d'un drap de brocart. Le cercueil fut déposé dans sa maison, et l'on attendit la prochaine occasion pour l'envoyer à Goa où sa place était marquée*^. Bientôt Jean de Beira repartait pour les Moluques, laissant Manuel de Tavora auprès du corps.

Quelque temps après, quinze jours avant le départ, un autre missionnaire débarquait, revenu du Japon. Le Frère Pierre de Alcaçova, à peine arrivé à son poste, le 14 août 1552^, avait reçu l'ordre de reprendre le chemin des Indes. La mission avait tellement prospéré depuis le départ de Xavier que, de toute nécessité, il fallait du renfort. Le daimyô de Bungo joignait ses instances à celles du Père Cosme de Torrès^. Le Frère partit le 19 octobre 1553. A San-choan, il apprit la mort du Père François, et vit la fosse d'où il avait été retiré. Quelques semaines après, il arrivait à Malacca, à temps pour accompagner le corps dans son dernier voyage^.

Or, il n'y avait de disponible dans le port^ qu'un vieux vaisseau, appartenant à Lopez de Noronha, le plus ancien, diton, de tous ceux qui, en ce temps-là, naviguaient dans les mers d'Orient. L'on n'osait plus guère s'y aventurer. Le facteur d'un riche marchand Jean de Mendoza, venait de remiser les cargaisons qui lui arrivaient de Chine, refusant

1. Process. 155G, Cochin, n. 3 et 28; — Valigna.no (p. 192-196) suppose que Pereira n'était pas présent à l'exhumation.

2. Brandon, dans Gros, p. 364 ; Polanco, IV, p. 646; — Sousa, p. 681 ;— Valignano, p. 196. Bautoli, Memorie Istoriche, 1. II, ch. 25, raconte les faits un peu différemment.

3. Epistolae Japonicae, Louvain, 1569, p. 44; — Avisi, fol. 171.

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